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À l’étranger, la mobilisation pour Notre-Dame ne faiblit pas

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Il y a trois mois, un terrible incendie ravageait Notre-Dame de Paris. Depuis, les dons n'ont cessé d'affluer pour contribuer à sa restauration, dont certains venus du monde entier. Ils manifestent de façon concrète l'attachement viscéral d'hommes et de femmes des quatre coins de la Terre à la « Dame de pierre » qui représente pour eux bien plus qu'un monument.

Pour restaurer Notre-Dame de Paris, les dons continuent encore d’affluer de tous les continents : Argentine, Corée du Sud, États-Unis, Chine, Kosovo, Brésil, Philippines… la liste des pays des donateurs établie par la Fondation Notre-Dame, habilitée à recevoir des dons, est impressionnante. Au total, ce sont pas moins de 70 nationalités qui se sont manifestées après l’incendie qui a ravagé la cathédrale dans la soirée du 15 avril dernier. « C’est la démarche qui compte. Nous recevons des dons de 2,50 euros, voire même de 1 euro », précise à Aleteia la Fondation. Une famille ayant de faibles moyens leur a ainsi fait parvenir un euro par membre de la famille, soit dix euros au total, le tout accompagné d’un mot avec les prénoms de chaque membre de la tribu. Une participation modeste mais qui vient du fond du cœur.

« Ce qui nous a frappés, c’est que très régulièrement depuis l’incendie, il se passe quelque chose », souligne Christophe Rousselot, délégué général de la Fondation. Il cite ce groupe d’Américains venus du Texas déposer en mains propres un chèque de 5.000 dollars. Leur propre église en bois avait été détruite par le feu quelques années auparavant, puis reconstruite, ce qui les avait rendus d’autant plus sensibles au drame de la cathédrale. Parmi de nombreux artistes internationaux qui se sont mobilisés discrètement pour Notre-Dame, il songe à Bartu Elci-Ozsoy, violoniste virtuose turc de 15 ans, chef d’orchestre et compositeur. Le jeune homme a donné un concert exclusif au théâtre des Variétés (Paris) au profit de la reconstruction du sanctuaire. Et c’est le virtuose en personne qui est venu remettre un document attestant du futur don de 3.000 euros. Il en a profité pour jouer quelques extraits en direct aux personnes présentes. De son côté, la Magnificat Foundation a lancé un appel aux dons aux lecteurs de la revue Magnificat aux États-Unis qui lui a permis de récolter près de 50.000 dollars.

Un « filet d’eau régulier »

En réalité messages et dons continuent d’affluer par centaines. « Nous sommes très frappés par les nombreuses personnes qui viennent toquer à la porte de la fondation sans crier gare » se réjouit Christophe Rousselot. « Au début, il s’agissait d’un gros flot évidemment. Maintenant, c’est plutôt un filet d’eau ». Mais un filet d’eau conséquent puisqu’il est de l’ordre de 200 chèques et de 200 dons par internet chaque semaine. « Les gens ont un lien assez personnel avec Notre-Dame », poursuit Christophe Rousselot. « Ce lien continue à se manifester dans la durée, il va au-delà de l’émotion » avance-t-il.

Parmi les donateurs singuliers, il cite ce couple franco-germanique dont l’histoire d’amour a commencé à Notre-Dame, ou bien cet homme dont la mère infirmière à l’Hôtel-Dieu allait prier tous les jours à la cathédrale pendant l’Occupation. Il y a aussi ce père qui a perdu son fils passionné par « la Dame de pierre », ces Pieds-noirs qui se sont manifestés en souvenir des carnages perpétrés à Notre-Dame d’Oran, ce groupe de sapeurs-pompiers de Sanary-sur-Mer (Var) qui a organisé un tournoi de pétanque au profit du sanctuaire. Sans compter des dessins reçus en pagaille et même des maquettes.

Et c’est sans compter les propositions de dons en nature. Ainsi, un chêne de Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre) a été proposé pour la future charpente, la communauté chrétienne d’Alep a offert une croix taillée dans sa propre cathédrale, quand un miroitier a promis de donner de son temps pour la réédification de la cathédrale à raison d’un jour par semaine jusqu’à sa retraite, voire jusqu’à la fin de sa vie si nécessaire.

Les autres religions ne sont pas en reste puisqu’une communauté bouddhiste du sud de la France, l’abbaye de Westminster et le grand rabbin de New York se sont également manifestés. Et c’est sans compter les catholiques à travers le monde telles que le cardinal Dolan, à New York, qui a réalisé une collecte importante, l’archevêché de Konakry (Guinée) ou la conférence des évêques de Corée. Pas de doute, Notre-Dame touche les cœurs de tous.

À voir aussi : la première messe à Notre-Dame de Paris
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