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Pour le combat spirituel, méfiez-vous des armes en toc

© Just dance - Shutterstock
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Le Carême est un temps de grâce qui nous est offert afin de faire le point, de clarifier notre situation, de nous fortifier, de nous centrer ou nous recentrer sur le Christ. ALain Noël propose aux lecteurs de Aleteia de vivre le Carême 2019 sous le signe du combat spirituel.

Nous avons la semaine dernière, comme tout combattant, rejoint notre unité ! Sans cette unité intérieure, nous sommes sans cesse tiraillés, en conflit intérieur et peu aptes à mener le bon combat. Cette semaine nous allons commencer à nous équiper en se méfiant des contre-façons, ces armes en toc que nous propose notre adversaire, le diable…

Pas entraîné, pas armé = chrétien en danger !

« Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice ». (Ep 6, 13-14) Paul nous invite à prendre toutes les armes de Dieu. Pas simplement l’une d’entre elles. Pourquoi ? Afin de pouvoir résister et tenir ferme au jour mauvais. Alors, s’il fait beau en ce moment dans notre vie, profitons-en pour apprendre à manier nos armes et à connaître leur fonctionnement. Mieux vaut le faire quand on est en forme et au calme. Profitons de ce temps de Carême où tous les chrétiens, dans un grand élan, s’entraident et s’entraînent ensemble.

Nombreuses sont les personnes qui, bien que chrétiennes, se sont faites un évangile selon Jean… de La Fontaine. Leur mode de vie s’appuie plus sur le mode « cigale » — dans la fameuse fable La cigale et la fourmi —, que sur l’Épître aux Éphésiens. Encore que, s’ils avaient pris au sérieux les premiers vers de la fable, ils se seraient faits un peu fourmi… La parole de Dieu nous met donc en garde : il y aura inévitablement des jours mauvais, des attaques surprises. N’hésitons pas, armons-nous ! D’autant plus et mieux que les armes sont performantes, efficaces et fournies gratuitement par le Seigneur. Dans l’équipement qu’il nous donne, il y a un ordre pour revêtir l’armure de Dieu. La première chose à faire est de mettre sur nos reins la ceinture de la Vérité.

Pourquoi la Vérité pour ceinture ?

La première des armes que Paul nous invite à prendre, n’est pas une arme en soi. Ou si on veut la qualifier ainsi, c’est une arme défensive. S’il nous demande de la prendre en premier, c’est qu’elle a une importance capitale. Une ceinture se pose sur les reins. Or, physiquement, les reins sont notre point faible, se situant à l’articulation entre le haut et le bas du corps ; il nous faut les protéger et les fortifier.

Il suffit de s’être fait un tour de reins, une fois dans sa vie, pour en garder un souvenir impérissable et pour savoir que l’on ne peut plus bouger. On est comme paralysé, ce qui est dangereux lorsque l’on combat. D’ailleurs, quand on est appelé à soulever de lourdes charges, il est conseillé de mettre une ceinture large qui maintient les reins. On entend souvent dire aussi dans le monde des affaires : « cette entreprise a les reins solides ». Cette expression apparaît dans les discussions, soit pour forcer l’admiration, soit pour susciter la confiance financière au moment où l’on doit prendre une décision importante. Ça rassure. Ayons, nous aussi, les reins solides, spirituellement, en mettant la Vérité pour ceinture. Car on a beau avoir le meilleur équipement du monde, si nos reins sont fragilisés, nous sommes considérablement affaiblis. Or, il s’agit de se rendre « puissant » dans le Seigneur (Ep 6, 10).

Attention aux armes en toc !

Il nous faut donc ceindre nos reins avec la ceinture de la Vérité. Or, c’est très mal vu d’avoir cette ceinture sur les reins car, quel que soit le milieu (même chrétien), posséder la Vérité est insoutenable pour nos contemporains. On nous interpelle souvent : « Vous n’allez pas me dire que vous détenez la vérité ? » C’est tellement insupportable à nos contemporains, à nos proches qu’ayant peur de se brouiller avec eux, nous n’osons plus affirmer la Vérité. Mettons-les à l’aise tout de suite : ce n’est pas nous qui détenons la Vérité, c’est la Vérité qui nous détient. C’est très différent.

Vu que notre adversaire et ennemi est le « père du mensonge » (Jn 8, 44), il est aussi le roi de la contrefaçon. Il a fabriqué une ceinture que malheureusement beaucoup de chrétiens posent sur leurs reins : la ceinture de la sincérité ! Totalement inefficace dans le combat spirituel, mais très chic et très bien vu dans les dîners mondains ainsi que dans les réunions où l’on se pique de spiritualité. Être sincère, c’est très chic, très tendance. Cela ne sert strictement à rien, voire même c’est très dangereux car la sincérité n’est qu’une vérité puisée en nous-mêmes, alors que la Vérité, nous la recevons de Dieu. Nous retrouverons cette caractéristique, pour tout l’équipement de combat que nous sommes appelés à revêtir : la vérité, n’est ni plus ni moins que le Christ lui-même. « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. » (Jn 14, 6)

Soyons vigilants, ne nous faisons pas avoir par l’une des premières manœuvres de l’adversaire, de nous faire revêtir une ceinture en toc, du toc de chez toc, inutile et inefficace pour le combat spirituel. Notre ennemi utilisera un dernier subterfuge. Quand il se rendra compte que nous avons détecté que la ceinture qu’il nous propose est en toc ; il nous invitera à revêtir les « bretelles de la vérité », une vérité élastique tout juste bonne à tenir notre pantalon, mais pas soutenir nos reins.

Dans le « monde » il est de bon ton de mettre la sincérité comme ceinture… et non la vérité sous les prétextes que : Nul ne peut prétendre à la vérité, car elle n’existe pas. Chacun a sa vérité ; Toute vérité n’est pas bonne à dire. C’est tellement vrai, mais loin d’être un argument pour ne rien dire ; Or, il y a deux sortes de vérité : la vérité et la Vérité vraie. Celle qui n’est pas bonne à dire, c’est la première. La Vérité vraie, est celle qui ne fait qu’un avec l’amour comme il est dit dans le psaume 84, 11 : « Amour et Vérité se rencontrent. »

Combattre dans la lumière

Dans le combat, l’ennemi cherchera toujours à agir dans l’ombre car le mensonge et les œuvres mauvaises ne supportent pas la lumière. Le mal est sournois, il se cache et quand il se manifeste il s’habille de vêtements de lumière qui ne sont qu’un pâle reflet de la lumière véritable. La part de ténèbres qui est en nous, peut poser des difficultés à ceindre nos reins de la ceinture de la Vérité. Ce qui est dans les ténèbres craint la lumière. Il nous faut donc surmonter la peur de la lumière ; peur de voir le fond de notre cœur mis à nu, car Dieu sonde les cœurs et les reins (Jr 17, 10). C’est en surmontant cette peur que l’on accueillera la lumière du Christ qui est Vérité et Amour, et qu’ainsi nos reins seront fortifiés.

Tout notre drame humain est là : « Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jn 3, 19). « Laissons là les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de lumière. » (Rm 13, 12)

Entraînement spirituel :

  • Dans notre temps de méditation quotidienne, reconnaissons que notre cœur est enténébré. Sortons de nos conflits intérieurs qui nous empêchent de venir à la Lumière.
  • Considérons qu’il n’y a pas de commune mesure entre Son admirable lumière et nos misérables ténèbres ; car si notre cœur venait à nous condamner, Dieu est plus grand que notre cœur (1 Jn 3, 19).
  • Marchons dans la Vérité vraie et non pas dans les fausses vérités, qui loin d’affermir nos reins, nous affaiblissent.
  • Repérons les fois où nous troquons la Vérité contre la sincérité et analysons les motifs de ce troc.

Alain NOËL est l’auteur du livre : Manuel de combat spirituel, sortons de nos conflits intérieurs pour livrer le bon combat, Mame.

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