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Climat et débats : les lycéens seront-ils en grève ce vendredi ?

Des élèves font la queue dans une cour le 4 septembre 2012 au lycée Guist'hau à Nantes, dans l'ouest de la France, avant le début de la nouvelle année scolaire.
FRANK PERRY / AFP
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Répondant à l'appel lancé par la jeune suédoise Greta Thunberg, de nombreux lycéens devraient participer à une "grève mondiale pour le climat" ce vendredi 15 mars. En réaction à ce mouvement inédit, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, a improvisé la tenue le même jour de débats sur l'environnement dans tous les lycées de France. Décryptage.

Alors que plusieurs ONG viennent d’attaquer l’État en justice pour « manquements » à son obligation d’action contre le réchauffement, l’adolescente suédoise Greta Thunberg a appelé la jeunesse du monde entier à défiler ce vendredi afin de réclamer « aux adultes » des actions fortes pour le climat. « En 2050 vous serez morts, pas nous », peut-on lire dans son appel publié sur Facebook. « Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves! ». Aleteia fait le point en quatre questions.

Quelle est l’origine de ce mouvement ?

Cette mobilisation inédite est inspirée par l’adolescente suédoise Greta Thunberg. Jusqu’à présent, l’appel à la mobilisation hebdomadaire lancé par la militante suédoise, qui brandit seule tous les vendredis depuis cet été sa pancarte « grève de l’école pour le climat » devant le parlement à Stockholm, a été suivi dans quelques pays, notamment en Belgique ou en Allemagne, où les jeunes ont manifesté par milliers. Mais pour cette « grève mondiale pour l’avenir » du 15 mars, lycéens et étudiants se préparent à quitter leurs salles de classe de Sydney à Paris, de Tokyo à Montréal, de Hong Kong à Kampala. Selon FridaysforFuture, nom du mouvement de cette nouvelle égérie du climat de 16 ans, plus de 1.000 rassemblements sont prévus dans une centaine de pays.

En France, comment a réagi le gouvernement ?

Dans une volonté d’encadrer le mouvement, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé la tenue de débats sur l’environnement « dans tous les lycées de France » ce vendredi, soit le même jour que la grève mondiale des élèves pour le climat. Ces débats seront organisés de 16h à 18h, a-t-il précisé sur LCI. Vu « l’importance de ce sujet », il s’agit de « travailler à des choses concrètes que l’on peut proposer », a-t-il expliqué. Organiser ces débats le jour-même, est-ce une façon d’inciter les élèves à ne pas boycotter les cours ?

Quels vont-être les sujets au cœur des débats ?

Débattre d’environnement dans les lycées, « ça va encore plus loin que d’aller dans la rue », a estimé le ministre. Concrètement, les thèmes abordés lors de ces débats pourront porter sur les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la lutte contre le gaspillage alimentaire ou encore la citoyenneté et la solidarité face au changement climatique, a précisé la rue de Grenelle. Le ministre réunira ensuite le 5 avril le conseil national de la vie lycéenne, qui rassemble des délégués représentatifs au niveau local et régional, afin de « relayer l’expression et les attentes des lycéens ». « On s’est demandé comment accompagner le cri d’alarme que poussent les jeunes générations » face à l’urgence climatique « de façon constructive », explique-t-on dans l’entourage de Jean-Michel Blanquer. Mais pour les militants, cette réponse est, au mieux insuffisante, au pire une récupération politique.

Le mouvement sera-t-il suivi ?

Côté manifestations, plusieurs syndicats lycéens, associations et mouvements de jeunesse ont appelé à se mobiliser, parmi lesquels l’Union nationale lycéenne (UNL), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), les Scouts et Guides de France ou le MRJC ou encore le mouvement rural de jeunesse chrétienne. Des manifestation sont prévues un peu partout en France dont Paris, Nantes, Lyon, Nice, Cannes etc.  Du côté des débats, Jean-François Canteneur, directeur de l’enseignement catholique de Paris, rappelle à Aleteia que « l’école est un espace de formation, elle n’est pas faite pour des revendications politiques ». Le directeur note néanmoins que « les élèves ont le droit de s’exprimer, de réfléchir ». Dans ce cadre, « il est bon d’organiser des débats, mais cette initiative relèvent de chaque établissement, aucune instruction n’a été donnée dans le cadre de cet évènement », précise-t-il.

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