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Huit façons d’aider les parents après une fausse couche

COUPLE
By Antonio Guillem | SHUTTERSTOCK
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La grossesse est une bénédiction, une source de joies et de projections innombrables. On imagine le futur bébé, on lui cherche un prénom, on décore sa chambre, on lui achète ses premiers vêtements et ses premiers jouets. La fausse-couche, au contraire, est une tragédie que l’on tait dans un silence meurtri. La plupart du temps, celle qui l’a vécue, son époux et ceux qui l’entourent, ne savent pas comment en parler, comment demander ou recevoir de l’aide. Souvent, la fausse-couche n’est pas prise en compte avec la gravité qu’il convient.

Les fausses-couches sont beaucoup plus fréquentes qu’on le croit. Les statistiques démontrent qu’environ une grossesse sur quatre finit par la perte prématurée de l’enfant. Ces chiffres impressionnants permettent d’indiquer de nombreuses situations de détresse et de choc pour celles qui, pour la plupart, sont toutes à la joie d’attendre un enfant, et qui n’ont jamais pensé que leur grossesse pouvait être brutalement et tristement interrompue.

Melanie Schwob, infirmière américaine qui a créé un groupe de soutien pour les couples qui ont perdu un enfant au cours d’une fausse-couche, et qui travaille également pour Share (un site de partage où des parents de tout le pays ayant vécu cette perte peuvent trouver du réconfort tout comme les infirmières, les sage-femmes, les prêtres peuvent trouver des conseils précieux) insiste sur l’importance de créer un partage et un soutien entre ceux qui connaissent cette épreuve : « Ceux qui cherchent du soutien parviennent à surmonter leur souffrance, ce qui ne veut pas dire qu’ils l’oublient. Ils apprennent à intégrer cette perte dans leur vie ».

Alors, une fois que l’on a compris que le soutien aide et soulage, comment pouvons-nous l’apporter concrètement aux parents qui sont frappés par la fausse-couche ? Voici quelques conseils pratiques :

SAD WOMAN
©By Goran Bogicevic | SHUTTERSTOCK

Ne relativisez pas

Commençons par ce qu’il faut éviter à tout prix. Si vos paroles de soutien commencent avec les mots « malgré tout… « , n’avancez pas plus loin. Par exemple, empêchez-vous de dire « malgré tout, rien n’est perdu, tu pourras essayer plus tard » ou « malgré tout, tu as d’autres enfants ». Au lieu de relativiser la situation par tel ou tel argument, la meilleure approche est celle de l’écoute des parents. N’hésitez pas à les encourager à dire ce qu’ils ressentent, n’hésitez pas non plus à leur parler de cet enfant perdu. Comme tout autre, cet enfant est important.

Apportez des plats, faites des courses

Ce sont des gestes simples, des attentions qui permettent à la mère de se consacrer davantage à elle-même. Elle vient de vivre un temps de grossesse physiquement exigeant, que la fausse-couche a rendu encore plus difficile. Ce n’est pas que sur le plan émotionnel qu’une femme doit se rétablir, elle doit pouvoir récupérer physiquement autant qu’une femme qui aurait donné naissance à un enfant.

Reconnaissez leur statut de parents

Même dans le cas d’un couple qui n’avait pas d’autres enfants, ceux qui viennent de vivre une fausse-couche sont un père et une mère. Melanie Schwob souligne l’importance de « valider l’enfant, reconnaître la réalité de son existence comme le statut de père et de mère de ceux qui l’ont perdu ».

Affirmez qu’ils ne sont pas coupables

La plupart des mères qui ont subi une fausse-couche la vivent comme un échec. Elles se sentent coupables, elles s’en veulent, elles cherchent à trouver ce qui, dans leur comportement, aurait été la cause de la perte du bébé. Melanie Schwob le précise ainsi : « Dès qu’elles apprennent qu’elles sont enceintes, les femmes s’adaptent, elles changent leur mode de vie en vue de protéger l’enfant qu’elles portent. C’est pourquoi elles sont nombreuses, parmi celles qui ont fait une fausse-couche, à penser que celle-ci est de leur faute.» Le sentiment de culpabilité est fréquent, ce qui ne le rend pas vrai pour autant. Les pères souffrent également, notamment parce qu’ils ont été impuissants face à cette situation. Il faut aider les familles à dépasser la culpabilité, en leur permettant de comprendre que ce qu’ils vivent n’est pas de leur faute et que ce n’est l’échec ni de l’un ni de l’autre.

N’imposez aucun calendrier

Ce n’est pas parce que la vie du bébé a été plus courte que ses parents ne l’ont pas aimé de tout leur cœur. Surmonter la perte de cet enfant doit prendre le temps qu’il faut. La brièveté de l’existence de leur enfant n’implique pas qu’ils doivent oublier la fausse-couche et hâter le deuil pour passer trop vite à autre chose ou à un autre projet d’enfant. N’hésitons pas à leur rappeler l’importance de se souvenir de cet enfant perdu.

FRIENDS
By Photographee.eu | SHUTTERSTOCK

Évoquez cet enfant en employant son prénom

Demandez aux parents le prénom qu’ils avaient choisi pour cet enfant. Employez-le lorsque vous parlez de lui. Trop souvent, les parents ne pensent pas donner de prénom à un enfant perdu au cours de la grossesse. Pourtant, Melanie Schwob le conseille : « J’encourage toujours les couples à nommer leur enfant ». Un prénom créé un lien avec un être humain, il symbolise l’existence de ce bébé.

Rassemblez des souvenirs

Les funérailles offrent la possibilité de dire au revoir à un défunt, en matérialisant son corps reposé dans un cercueil. Cette étape très importante, qui permet de faire le deuil, n’est pas toujours possible dans le cas des fausse-couches. En revanche, vous pouvez aider le couple a créer une boîte rassemblant des souvenirs, tels que les photos prise au cours de la grossesse, celles de l’échographie, ou encore des objets, vêtements ou jouets, qui étaient destinés au bébé.

Témoignez

Si vous avez vous-même vécu une fausse-couche, partagez votre histoire. Une femme qui vient de vivre la perte de son enfant risque de se sentir très seule : elle a vécu des semaines ou des mois avec un enfant en elle, avec qui elle a partagé des émotions uniques. Elle peut penser que personne ne comprend ce qu’elle ressent, au point de s’interdire elle-même d’en parler pour ne pas augmenter ce sentiment d’incompréhension. La première étape à franchir, lorsqu’on veut aider une mère et un père qui viennent de perdre un bébé, c’est de leur faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls.

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