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Décès du père Dominique Catta, l’un des co-fondateurs de l’abbaye de Keur Moussa

CATTA
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Le père Dominique Catta, l’un des co-fondateurs de l’abbaye de Keur Moussa (Sénégal), est décédé à Dakar samedi 18 août à l’âge de 92 ans. Il a contribué toute sa vie au déploiement d’une liturgie mêlant chant grégorien et instruments traditionnels africains.

Le ministre de la Culture sénégalais, Abdou Latif Coulibaly, a fait part de son « immense tristesse » à la suite du décès, samedi 18 août, du père Dominique Catta, co-fondateur de l’abbaye de Keur Moussa, inaugurée en 1963 par Léopold Sédar Senghor. « C’est avec une profonde émotion et une tristesse immense et partagée que les communautés chrétiennes et musulmanes du Sénégal ont appris la montée auprès du Seigneur du père Dominique Catta », a-t-il déclaré dans un communiqué relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS). L’inhumation du religieux, décédé à l’âge de 92 ans, est prévue samedi prochain, 25 août, dans le monastère de Keur Moussa.

« En reconnaissance de sa contribution à cette œuvre qui, à l’instar de l’Abbaye de Solesmes, défiera j’en suis sûr, les siècles, le père Dominique avait été élevé par le Sénégal à la dignité de Trésor humain vivant en 2016 par le ministère de la Culture », a rappelé le ministre de la Culture sénégalais. Selon lui, « les moines de Keur Moussa ont apporté une contribution inestimable à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel national dans le cadre de la mission qui leur avait été confiée, à savoir la composition d’une musique liturgique inspirée de la musique africaine, tout en restant fidèle à l’héritage grégorien ».

Chevalier de la légion d’honneur

Moine bénédictin français, élevé au rang de chevalier de la légion d’honneur en 2012, le père Dominique Catta est né en 1926 dans une famille de musiciens. Cependant, il expliquait qu’en tant que petit dernier d’une famille de quatorze enfants, il n’avait même pas eu droit à des cours de solfège ! Sentant très tôt l’appel au sacerdoce, il désirait devenir missionnaire. C’est pourtant dans la campagne française qu’il a fait ses premiers pas dans la vie monastique, bouleversé par la beauté du chant des moines entendu à l’abbaye de Solesmes (Sarthe). Rentré là-bas à l’âge de 20 ans, il y restera 17 ans.

Une passion pour la kora

En 1962, des moines de l’abbaye posent au Sénégal les premières fondations d’une « mission contemplative en milieu musulman » voulue par l’évêque de Dakar. Le père Dominique est alors appelé à rejoindre les fondateurs. Sur place, l’esthète musical, devenu maître de chapelle, se passionne pour la kora, une harpe-luth d’Afrique de l’ouest, et l’introduit dans la liturgie monastique, à l’époque justement où l’Église encourage les missionnaires à travailler la liturgie en l’adaptant à la culture locale.

 

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