Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Ces phrases à ne pas dire pour préserver une bonne entente familiale pendant les vacances

FAMILY LAUNCH
Partager

Les tempéraments différents, les styles de vie ou d’éducation parfois aux antipodes, la promiscuité, font qu’une semaine de vacances en famille, toutes générations confondues, peut faire jaillir quelques remarques acerbes ou règlements de compte. Pourtant surveiller un tant soit peu ses propos permet de préserver l’entente familiale.

Les vacances en famille riment souvent avec joie des retrouvailles, balades ou baignades au soleil, enfants qui courent partout, apéro sur la plage ou la terrasse… Mais cela peut aussi être le lieu de tensions, de phrases blessantes (consciemment ou pas), de piques plus ou moins virulentes, qui viennent ternir le tableau et affecter les membres de la famille. En voici un florilège, à garder à l’esprit lorsque vous adresserez la parole à vos parents, beaux-parents, frères, sœurs, beaux-frères, et belles-sœurs cet été.

Les repas, vecteurs de haute-tension

Entre les adeptes du régime crétois et les fans de cuisine traditionnelle bien grasse, il y a un fossé que seuls pourront combler des petits compromis faits tout en silence et en délicatesse.

FOOD
Rosshelen - Shutterstock

« Le déjeuner ne m’a pas l’air très équilibré aujourd’hui. »
Tout le monde n’est pas armé d’une calculatrice et d’une balance pour cuisiner. Si vous voulez mettre votre grain de sel dans l’addition des kilojoules, participez à l’élaboration des repas. Sinon, rabattez-vous sans crier gare sur les tomates cerises de l’apéro et la salade verte avant brassage (gare à la vinaigrette !), et laissez les autres se gaver innocemment de chips et de saucisses.

« Encore un apéro ! Tu bois beaucoup, non ? »
Sous-entendu, tu ne serais pas devenu alcoolique ? Peur panique ou simple reproche, évitez de poser la question devant toute la famille réunie. La personne visée répondra de manière beaucoup plus sincère si vous êtes seul avec elle.

« Pauline, viens préparer le repas avec moi, je vais t’apprendre ce que c’est que la vraie cuisine ! »
Et bim ! Vous mettez en avant votre supériorité en matière culinaire pour dévaloriser l’autre. La deuxième partie de la phrase est totalement inutile.

« Belle-Maman, votre déjeuner a l’air délicieux mais je vais plutôt aller me chercher un MacDo. »
Plutôt bien amenée par une flatterie initiale au top de l’hypocrisie, cette remarque finalement désobligeante rendra Belle-Maman absolument outrée, et on la comprend. Ayez la délicatesse de faire honneur aux plats concoctés avec amour, parfois pendant des heures, même si vous n’êtes pas friand de son ris de veau farci aux choux de Bruxelles.

Les activités, seul ou en groupe ?

Toute la famille est réunie et partage de chouettes moments ensemble, mais est-ce une raison pour imposer un agenda surchargé à toute la maisonnée ? Laissez chacun prendre la distance qui lui est nécessaire pour qu’il profite agréablement des vacances.

BIKE SUNSET
YanLev I Shutterstock

« Demain, on met un réveil pour profiter pleinement de la journée ! »
Lorsque, inlassable G.O. (Gentil Organisateur), vous vérifiez la météo et vous mettez en tête de rallier tout le monde pour une journée rafting ou une visite culturelle de la région, imposant un réveil matinal non négociable, alors que certains ont une dette de sommeil de moins 32 heures et que d’autres n’ont qu’une envie, c’est de rester tranquille au bord de la piscine, vous risquez de créer une ambiance un peu lourde.

« Ben, tu lis un bouquin ?! Bonjour la convivialité ! »
Vacances en famille, certes, mais ce n’est pas une raison pour obliger toute la maisonnée à tout faire ensemble. Admettez que certains trouvent leur source de paix, de repos et d’épanouissement ; l’objectif des vacances, dans les livres ou les balades solitaires, plutôt que dans de folles parties de jeux de société.

« À mon époque, dès l’aube, on faisait de la voile, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente ! »
Oui la génération actuelle n’est plus du tout celle que vous avez fréquentée. Elle se lève tard, pleurniche à la moindre petite averse et surfe sur les réseaux sociaux plutôt que sur la vague. Ceci étant, cessez de comparer et concentrez-vous sur ses points positifs.

« Tous ces kilomètres pour rester là à ne rien faire, franchement, je ne vois pas l’intérêt ! »
Nul ne vous empêche de prendre un peu le large pour faire ce que bon vous semble !

Les accords douloureux sur les horaires

Qui dit générations différentes, dit rythmes différents. Il s’agit de trouver le juste milieu entre respect des autres et un minimum de souplesse…

TEEN SLEEPING
Tommaso79 I Shutterstock

« Oh la la, s’il faut se presser même pendant les vacances ! Ça va, détends-toi, on a le temps ! »
Collectivité oblige, si chacun n’en fait qu’à sa tête concernant les horaires, les premiers passent leur temps à attendre les derniers. Que ce soit l’heure du déjeuner, de la messe ou de la balade en famille, ayez une petite pensée pour les cuisiniers, le curé ou les organisateurs.

« Pardon mais je ne pensais pas que tu dormais encore à cette heure-là ! »
Même s’il est inconcevable pour vous qu’on puisse faire des grasses matinées jusqu’à 10 heures du matin, raison pour laquelle, prise d’une envie irrépressible, vous avez passé l’aspirateur dans le couloir maculé de sable, essayez de minimiser les activités bruyantes tant que toute la maison n’est pas levée.

« Tu le laisses dormir jusqu’à quelle heure ? »
Qu’il s’agisse d’un nourrisson qui enchaîne, enfin, sept heures de nuit sans réveils, frisant ainsi la déshydratation, ou d’un adolescent qui peine à ouvrir les yeux avant midi, laissez les parents concernés réveiller leur progéniture quand bon leur semble et profitez du calme.

Pas touche aux enfants des autres

L’éducation des enfants peut vite devenir un débat houleux, tant le style de chacun est différent, et tant les enfants sont différents. Une règle de base qui évitera bien des sujets de discorde : on ne critique ni la manière d’éduquer, ni les enfants des autres.

ANGRY MOTHER
Oksana Kuzmina I Shutterstock

« Tu ne lui donnes pas de fessée ?! » ou bien, « Une fessée, c’était peut-être exagéré non ? »
Les premiers éducateurs sont les parents, et ces derniers prennent très mal les remarques qui leur sont faites au sujet de l’éducation de leurs enfants. La réaction d’un parent dépend de son histoire personnelle, de son tempérament et de ses intimes convictions, donc même si vous, vous n’auriez pas réagi de la sorte, respectez le style d’éducation propre à chaque couple.

« Ton fils est insupportable, il vient de vider tout le tube de crème solaire sur Carla qui n’a que 3 mois ! »
À bannir ! Même si les enfants des autres sont les pires gosses que vous n’ayez jamais vus et les derniers des mal-élevés, abstenez-vous de les critiquer directement. Faites des remarques sur le geste ou la bêtise, mais pas sur l’enfant. C’est blessant et humiliant pour les parents. Et évitez de généraliser la critique en ne vous basant que sur un seul fait.

« Elle n’est pas un peu courte, la jupe de ta fille ? Si j’étais toi, je ne la laisserais pas sortir comme ça. »
Eh bien justement, vous n’êtes pas sa mère ! Et n’avez guère votre mot à dire concernant la tenue vestimentaire de votre nièce. Vos contemporains sont bien assez grands pour se rendre compte de la décence ou pas d’une jupe.

« Bon les enfants vous rangez maintenant ! »
Lorsque c’est dit une fois par jour, le soir, avant de coucher les enfants, soit. Mais lorsque cette phrase revient toutes les dix minutes, avec un regard coulant vers les indignes parents qui ne savent pas inculquer le rangement à leurs bambins, c’est un peu pesant. D’autant plus que dans la pratique, ce sont les parents qui finissent par ramasser livres et jouets au beau milieu de l’apéro ou de la sieste, pour contenter toutes les générations.

L’argent ne fait pas le bonheur

L’argent est parfois tabou, et peut devenir le moyen d’humilier ou d’exaspérer les autres, alors on la joue discrète, et surtout fair-play. Si les bons comptes font les bons amis, ils font aussi les bonnes fratries.

RESTAURANT TABLE
Ojoe I Shutterstock

« Au fait tu gagnes combien toi ? »
Bien sûr, vous êtes certain de votre coup en posant la question. Cadre sup dans une entreprise du CAC, vous gagnez sûrement plus que votre beau-frère qui est prof. Notez qu’il est indélicat d’en profiter pour l’écraser ou l’humilier.

« Zut !!! J’ai oublié mon portefeuille ! »
Au moment de régler la location, alors que vous avez fait les comptes la veille et que votre conjoint vous a instamment répété de prendre votre portefeuille, vous vous rendez compte que vous avez oublié carte et chéquier. Vous mettez vos proches devant l’obligation d’avancer votre part de quinze jours de location d’une villa en bord de mer, ce n’est jamais très agréable !

« On partage ? »
Vous avez choisi le meilleur restau de la côte parce que vous êtes un fin gourmet, et effectivement, vous vous êtes régalé de homards, caviar et écrevisses, suivis d’un café très gourmand, sans prendre garde au fait que les autres se sont contentés de la brandade de morue (sans dessert), et au moment de régler l’addition, vous affirmez, plutôt que demandez, avec un air réjoui : « On partage ? ». Ça peut être énervant.

Ménagez les femmes enceintes

Il y aura peut-être une femme enceinte parmi vos proches cet été. Attention aux propos indiscrets ou indélicats, d’autant plus que sa sensibilité sera extrême.

FRIENDS PREGNANT
VGstockstudio I Shutterstock

« Moi, j’ai eu quatre enfants mais je n’ai jamais pris un gramme. Et toi ? »
Primo, on oublie. Secundo, chacune sa morphologie. Tertio, c’est déjà suffisamment pénible de prendre 20 kilos en 9 mois, qu’il est inutile d’en rajouter une couche, le gynéco s’en charge amplement.

« Dis donc, tu les enchaînes, c’est voulu ? »
Sujet intime. Si on ne vous en parle pas, ne posez pas la question.

« J’imagine que tu vas arrêter de travailler ensuite ? »
Le « J’imagine » est de trop ! Il sonne comme une injonction voire un jugement, et met votre interlocutrice mal à l’aise si elle nie. Ne vous projetez pas dans la vie des autres. Préférez les questions ouvertes qui permettent un vrai dialogue, dans lequel l’autre peut exposer ses propres raisons.

Et enfin…

« Mais toi de toute façon t’es toujours en vacances ! »
Les professeurs et les mères au foyer détiennent le monopole de ce genre de remarque franchement déplacée ! Plongez-vous une semaine dans le quotidien d’un prof en « vacances » en train de préparer ses cours et corriger des copies, ou dans celui d’une mère de famille qui n’a pas une minute à elle, avant de lancer ce genre de propos.

« Arrête de regarder tes mails tout le temps, t’es en vacances. »
Ce n’est pas parce que pour vous, vacances rime avec déconnexion numérique, que les autres sont tenus d’en faire autant. Et peut-être qu’ils en ont tout simplement pas envie. Ou peut-être sont-ils astreints d’un certain suivi professionnel.

« Mais où est-ce que tu as pu perdre la crème solaire ?! »
C’est justement le problème. La personne visée ne sait pas. Inutile d’insister.

Au-delà de ces phrases qui énervent ou qui blessent, il y a aussi celles qui ne sont pas dites, et qui parfois énervent encore plus… Gare aux non-dits et aux regards éloquents qui sont parfois plus vexants qu’une franche explication.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]