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Comment gérer le blues de retour de camp de son adolescent ?

TEEN FALLS ASLEEP
By Twinsterphoto | Shutterstock
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Depuis son retour de camp, votre enfant est morose ou nostalgique. Il passe d’une vie intense, autonome et communautaire, à une vie « normale ». Ce retour à la réalité est parfois difficile. Quelques pistes pour lui faire retrouver le sourire !

Votre enfant vient de passer deux ou trois semaines en pleine nature, totalement autonome, occupé à relever mille défis, entouré d’espiègles congénères. Il se peut que le retour à la maison soit dur. Passée la joie de prendre une douche chaude et de dormir dans un vrai lit, il n’est pas impossible que la réalité lui paraisse fade, ennuyeuse, que les règles de la vie de famille lui pèsent, et qu’il se sente désœuvré. Comment réagir ?

Lui faire raconter son expérience

Le faire parler, lui demander de vous raconter les jeux, les nuits sous la tente, les veillées, son ressenti, ce qu’il a préféré, ce qu’il a moins aimé… est un premier pas pour combattre sa morosité. En s’exprimant, le jeune revit les moments passés, tout en prenant du recul, et ressent une certaine fierté à partager son expérience avec ses proches. Il est utile qu’il extériorise ses pensées, au lieu de ruminer tout seul dans son coin ses souvenirs et sa nostalgie. Vous objecterez peut-être que faire parler un adolescent est chose impossible. Posez des questions ouvertes, laissez-le digresser, amenez-le sur les sujets qu’il affectionne, et les réponses viendront plus facilement.

Lui montrer le caractère exceptionnel d’un camp

S’il se montre très mélancolique, montrez-lui en quoi le camp avait un côté exceptionnel, en décalage avec la « vraie vie » : c’était une expérience unique, de vie communautaire, amicale, spirituelle, pleine d’aventures et de débrouillardise, en pleine nature, à l’opposé de ce qu’il vit à la maison ou à l’école. Mais « il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel », dit l’Ecclésiaste (3, 1). Il ne peut rester en camp scout éternellement, sinon il n’y aurait plus rien d’extra-ordinaire dans cette expérience. C’est le moment de lui rappeler quelles sont les règles de la vie de famille et en quoi c’est important de les respecter.

Lui rappeler qu’il retrouvera le groupe à la rentrée

L’effet de manque, dû au passage de la vie en groupe à la vie de famille, n’est parfois pas évident à vivre. Quand on a partagé ses joies et ses peines avec des jeunes de son âge, pas facile de retrouver ses parents ! Rassurez-le en lui faisant remarquer que certes, le camp est passé, mais l’aventure scoute n’est pas finie. Le jeune retrouvera l’esprit et le groupe scouts dès la rentrée de septembre, et tout au long de l’année pendant les sorties et les week-ends. Il n’y a pas « mort du groupe », comme il arrive dans les colonies de vacances, car le groupe ne se dissout pas avec les vacances. Insistez sur le fait qu’il revivra ce genre d’expérience l’été prochain.

© DR SDGF
Scouts et Guides de France

Lui dire que vous le trouvez grandi

Tâchez de détourner son attention et sa morosité en soulignant les bienfaits du camp : dites-lui en quoi vous le trouvez grandi, faites-lui remarquer qu’il est devenu plus autonome sur certaines choses, comme ranger sa chambre ou faire un gâteau, d’autant plus s’il a obtenu le badge cuistot. Cela l’incitera à aller de l’avant au lieu de se morfondre dans sa chambre.

Lui proposer des occupations

Après deux ou trois semaines d’activités aussi intenses que variées, les vacances à la maison peuvent paraître ennuyeuses, et se traduire par une attitude de rejet vis-à-vis de ses parents. L’idéal est de proposer au jeune des occupations, de voir des amis, de visiter de nouveaux endroits…

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