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Sommes-nous vraiment faits pour être monogames ?

HAPPY COUPLE
Michela Ravasio | Stocksy United
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Alors que la lecture ou la pratique d’un sport ne sont pas innées mais de l’ordre de l’apprentissage, en est-il de même pour la monogamie chez l’être humain ?

On entend parfois que les êtres humains n’ont jamais été faits pour être monogames. Le raisonnement est plus ou moins le suivant : même si la monogamie sexuelle et conjugale est ce qu’il y a de mieux pour les enfants et la famille, la monogamie sexuelle n’est pas naturelle. Les êtres humains n’auraient ainsi pas été créés pour « être en couple toute la vie ».

Ces propos ont souvent le don d’énerver les croyants ou les personnes ayant une relation de couple solide et épanouie. Effectivement, de prime abord, cela peut sembler être la manière la plus facile de se sortir d’une situation difficile… et toutes les relations passent par des moments difficiles ! Mais pourquoi ce sentiment de contradiction apparaît-il alors entre certaines impulsions et ce que nous pensons être le mieux pour notre famille ?

Hommes et animaux : une comparaison peu pertinente

Pour ceux qui ont expérimenté les bienfaits et les joies de la monogamie, il est facile de voir que nous sommes faits pour être monogames. Même ainsi, les arguments contre la monogamie peuvent être quelque peu persuasifs si on compare les hommes aux mâles du royaume animal : toujours à la recherche de femelles saines avec qui engendrer une descendance.

Quant aux femmes, elles ne seraient pas très différentes de leurs homologues du monde animal du point de vue reproductif : les femelles cherchent des mâles forts qui leur offrent un ADN de qualité et un certain soutien matériel. « On peut considérer qu’il serait préférable pour une femme d’être la vingtième épouse d’un homme riche que la seule femme d’un homme pauvre », écrit ainsi David Barash dans le Time. Vu sous cet angle, la « polygamie », du moins biologiquement parlant, paraît satisfaire les besoins à la fois des hommes et des femmes. Or ce n’est pas le cas. Loin s’en faut.

La science au secours de la monogamie

« Naturel et précieux, ce n’est pas la même chose », écrit Belinda Luscombe dans un article en couverture du Time intitulé How to Stay Married (Comment rester mariés). « La lecture n’est pas naturelle. La peinture, le ski ou la programmation non plus. Ce n’est pas pour autant que l’on suggère de ne plus faire ces choses-là. La monogamie offre également un certain gain d’énergie : elle évite aux êtres humains de perdre leur temps et leur énergie à chercher constamment de nouveaux partenaires ou à se remettre des trahisons des partenaires actuels. »

Bien que cet aspect se vérifie indéniablement, il y a autre chose. Une étude menée par les universités de Rutgers et de New York a montré que « les couples déprécient l’apparence des personnes qu’ils perçoivent comme étant une menace pour leur relation ». Et cela s’avère vrai pour les femmes comme pour les hommes. La monogamie serait donc plus naturelle qu’on ne le pense. Dans le détail, l’étude montre que lorsque les hommes et les femmes heureux en couple regardent des photos de personnes attirantes (du sexe opposé), sachant que ces personnes sont célibataires (c’est-à-dire qu’elles sont une « menace » pour leur relation), ils les trouvent moins belles qu’elles ne le sont réellement. À l’inverse, quand on leur présente des photos de personnes tout aussi attirantes en leur disant qu’elles sont dans une relation sérieuse (et donc ne sont plus une « menace »), les mêmes hommes et femmes trouvent que ces personnes sont plus attirantes qu’elles ne le sont réellement.

« Le fait de déprécier l’apparence des personnes qui représentent une menace pour leur relation pourrait les aider à résister à la tentation de se rapprocher d’elles », explique le docteur Shana Cole de l’Université de Rutgers, l’un des auteurs de l’étude. « Ceci est particulièrement important car le fait de trouver quelqu’un séduisant est l’une des principales raisons pour proposer un rendez-vous à cette personne ou pour chercher une relation amoureuse avec elle. » Notre biologie, qui selon certains, cherche constamment quelque chose de mieux et différent, essaierait ainsi en réalité de protéger notre monogamie !

Suivons notre instinct… pas nos hormones

Cet exemple souligne également que la recherche scientifique coïncide avec ce que notre instinct (mais pas toujours nos hormones) et notre foi nous disent : nous sommes faits pour la monogamie, le mariage crée la famille et la famille mérite d’être protégée. Le fait que l’esprit dévalue l’apparence physique d’une « menace » potentielle pour protéger son mariage et sa famille en dit long sur l’importance de la loyauté, non seulement envers son conjoint, mais aussi envers son esprit qui essaie de nous protéger de cette manière.

Il est également évident que cette étude ne sous-entend pas que la monogamie devient facile avec le temps. Les individus qui n’étaient pas heureux en couple ont répondu comme les célibataires, c’est-à-dire qu’ils trouvaient que les personnes sur les photos étaient plus attirantes qu’elles ne l’étaient réellement.

La morale de cette histoire ? La fidélité demande un effort. Les hauts et les bas de la vie font qu’il est difficile de toujours rester heureux en couple. Cependant, lorsqu’on travaille sur sa relation et que l’on choisit de ne pas suivre le chemin qui mène à l’infidélité, on vit beaucoup mieux. En fin de compte, la monogamie ne serait-elle pas une prescription pour être heureux sur le long terme ?

Tags:
couple
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