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Que faire de sa robe de mariée après le mariage ?

© Sweet Ice Cream Photography / Unsplash
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Intemporelle et symbolique, la robe de mariée est aussi liée à une tendance autour du mariage. Chez certains créateurs, les prix s’envolent. Et une fois portée, que faire de sa robe ? Réponses avec deux expertes en la matière.

Élément fort du mariage, une robe de mariée est loin d’être un simple vêtement. « Elle est sûrement la seule pièce que l’on va conserver toute sa vie, résume Julie Méli, fondatrice de la boutique Plume à Paris. Dans plusieurs années, le jour où on ouvrira la housse, tous les souvenirs vont rejaillir. C’est un objet avec une histoire, on la touchera avec beaucoup d’émotion. » Choisie avec soin, souvent entourée par les personnes les plus proches, la robe évoque le mariage et ses plus beaux moments. Voici six pistes à explorer pour nettoyer, sublimer, redonner vie ou détourner une robe de mariée.

Le premier réflexe

Malgré toutes les précautions, une robe de mariée est vite tâchée et demande un entretien soigné. « Juste après le mariage (dans les jours qui suivent si possible), faire nettoyer sa robe est primordial pour éviter aux tâches (de boue, herbe, champagne, etc.) de s’incruster, indique Julie Méli. En cas de doute, on appelle la boutique où l’on a acheté la robe pour connaître les consignes de lavage. »

Il est aussi important de choisir un pressing de qualité, qui a l’habitude de traiter des robes de mariée et de manipuler de belles matières. « Je conseille de spécifier au pressing la nature des tâches pour qu’il puisse les traiter en fonction, ajoute Laetitia Boissinot-Guillemot, créatrice de J’aime ma robe, une entreprise qui propose des coffrets de conservation pour robes précieuses. Et le voile a aussi besoin d’être nettoyé, même s’il a été porté quelques minutes… »

Une conservation optimale

Une fois propre, la robe de mariée doit être mise à l’abri pour une conservation optimale pendant plusieurs années. « La robe a besoin d’être rangée dans une housse adaptée, à l’abri du soleil et de l’humidité, conseille Julie Méli. Il est préférable d’éviter de la mettre sur cintre car le tissu coule au bout d’un moment et les manches se déforment. Le mieux est de la mettre à plat. »

La robe de mariée demande aussi une enveloppe adaptée pour ne pas la détériorer. « Les matières de certaines housses peuvent abîmer la robe de mariée sur le long terme, affirme Laetitia Boissinot-Guillemot. La dégradation est très rapide, la housse peut faire jaunir le tissu, par exemple. Certains accessoires, comme les attaches, tirent aussi sur la robe et la déforment. » Afin de répondre à la demande des jeunes mariées, Laetitia Boissinot-Guillemot a imaginé des coffrets de conservation inspirés du savoir-faire des musées, avec la garantie d’une robe intacte malgré les années.

Autre aspect, l’environnement extérieur peut entraver la bonne conservation de la robe. « Évitez de la stocker dans un garage, un grenier ou une cave, trop humides, recommande Laetitia Boissinot-Guillemot. Le changement de température va aussi fragiliser les fibres, la pièce doit être maintenue à une température ambiante d’au moins 19 degrés. »

© J'aime ma robe
Les coffrets imaginés par J'aime ma robe proposent une conservation optimale.

Raccourcir ou retravailler sa robe de mariée

« Les jeunes mariées ont souvent un attachement particulier à leur robe de mariée, souligne la fondatrice de la boutique Plume. Elles n’ont pas toujours envie de mettre des coups de ciseaux dedans et il est parfois difficile de la retravailler. Si on souhaite raccourcir sa robe de mariée, certaines formes s’y prêtent (avec un bas évasé, par exemple), d’autres pas du tout. Sans passer le cap de la raccourcir, on peut juste retirer la traine qui fait très mariage. »

Avec le désir de porter à nouveau sa robe de mariée, certaines décident de la teindre. Dans une autre couleur, elle est tout de suite moins connotée au mariage et peut être mise lors de grandes occasions. « Une teinture est facile à réaliser si la robe est conçue dans une seule matière (en taffetas de soie, en soie, etc.) sinon les couleurs ne prennent pas de la même façon, poursuit Julie Méli. Pour ce choix, le mieux est de s’adresser à une maison spécialisée. »

Autre coupe ou nouvelle couleur, dans tous les cas, mieux vaut réfléchir à deux fois. « Si on décide de faire une retouche sur sa robe de mariée, il faut être sûre de son choix, prévient Laetitia Boissinot-Guillemot. On doit penser à ses enfants qui voudront peut-être la porter un jour. Il existe pleins d’histoires de robes portées de génération en génération. »

Revendre sa robe de mariée

En cohésion avec la tendance du mariage, le fait de revendre sa robe de mariée ne semble plus si incongru. « Il y a dix ans, cela ne se faisait pas du tout, analyse Julie Méli. L’attachement est peut-être moindre, le mariage est devenu une tendance aussi avec des pièces de créatrices qui s’arrachent… Revendre sa robe de mariée permet d’aller un peu plus loin dans son budget et de s’autoriser un coup de cœur. »

Si c’est une option envisagée dès le départ, certains gestes sont à prévoir. « Il est nécessaire de prendre soin de sa robe le jour du mariage, quitte à enfiler un autre modèle le soir, anticipe Julie Méli. Elle doit être propre et nettoyée rapidement pour éviter que les tâches ne s’incrustent. » Certaines boutiques se sont spécialisées sur ce créneau et les adresses sont nombreuses pour revendre sa robe de mariée. « Parmi les plus connues, on peut citer, à Paris, Fortunée et Graine de coton, deux adresses à la réputation solide et au choix de qualité », précise Laetitia Boissinot-Guillemot.

Transmettre ses accessoires de mariée

Si la robe n’est pas toujours simple à transmettre à sa fille (à cause d’une différence de morphologie, de modes, d’envies, etc.), certains accessoires se prêtent volontiers à cet usage. « Le voile a une symbolique forte dans le mariage, note Julie Méli. Les mariées aiment beaucoup le transmettre de génération en génération, ils incarnent une certaine coutume. Ils sont aussi plus faciles à conserver, à nettoyer qu’une robe de mariée et ils ont l’avantage de s’adapter à toutes les têtes, sans contrainte de morphologie. Dans la tradition, le voile est utilisé pour orner le couffin du premier bébé. On peut aussi de façon détourné, adresser des morceaux du voile dans les cartes de remerciement pour les invités. »

Donner sa robe à des personnes démunies

Un temps à la mode, le concept du « Trash the dress », qui consiste à réaliser une série de photos décalée après le mariage en détruisant littéralement sa robe, est en train de s’essouffler. « On préférera faire des photos en pleine nature, les pieds dans l’eau, par exemple », propose Julie Méli. L’idée étant d’immortaliser d’autres souvenirs, de se remémorer ces moments après le mariage et d’enfiler à nouveau sa robe dans un contexte bien particulier. Sans maquillage et sans coiffure, les photographies n’en sont que plus naturelles.

Très courante aux États-Unis, la pratique est encore marginale en France. Donner sa robe de mariée à une association est pourtant une bonne action, un geste qui peut permettre à une personne qui n’a pas le budget, de porter la robe de ses rêves. Une façon de lui offrir une seconde vie !

Tags:
mariage
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