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Neuf prêtres assassinés depuis le début de l’année dans le monde

CONGO PRIESTS
EDUARDO SOTERAS I AFP
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L'Église du RD-Congo est à nouveau en deuil. Le père Étienne Sengiyumva, qui venait de célébrer la messe, a été assassiné au moment de la sortie. C'est le troisième prêtre tué en Afrique depuis janvier dernier.

Si la thèse de l’assassinat du curé de la paroisse de Kitchanga, à Kyahemba, dans le Nord-Kivu, par de présumés miliciens Nyatura du groupe Maï-Maï, très actif dans la région, devait être confirmée, le triste décompte des prêtres assassinés depuis le début de l’année 2018, réalisé par le Sismografo, site proche du Vatican, se confirmerait aussi — soit un prêtre tous les 11 jours — renforçant l’inquiétude de l’Église face à un phénomène qui ne cesse de s’amplifier à travers le monde. Tous vivaient leur témoignage de foi dans la normalité de la vie quotidienne.

Âgé de 38 ans, l’abbé Sengiyumva venait de « partager un repas avec les chrétiens et c’est juste après qu’on lui a logé une balle dans la tête », alors qu’il se préparait à retourner à Goma, a expliqué aux médias le père Louis de Gonzague Nzabanita, vicaire général du diocèse de Goma. Kyahemba est dépourvue de toute présence policière et de l’armée congolaise, malgré le regain de violences enregistrée dans la région ces derniers mois, où les groupes armés, issus de 23 années de guerre fratricide, sèment la terreur en multipliant leurs attaques.

En Afrique, outre le cas de l’assassinat du père Nsengiunva, deux autres prêtres ont été assassinés depuis janvier dernier : le père Tony Mukomba (18 janvier) en République centrafricaine. La mort d’un autre prêtre au Congo démocratique, le 2 mars dernier, reste une énigme, et pourrait faire monter à quatre le nombre de prêtres assassinés sur le continent. Or, même si le corps du père Florent Mbulanthie Tulantshiedi a été retrouvé avec des signes évidents de torture, selon Fides, aucune autopsie n’aurait été pratiquée.

Dans le reste du monde, Sismografo rappelle la mort au Mexique des pères Germain Muñiz García et Iván Añorve Jaimes, assassinés dans l’État  de Guerrero, le 5 février dernier ; en Colombie celui du père Dagoberto Noguera, le 10 mars, à Santa Marta ; et au Salvador, l’assassinat du père Walter Osmir Vásquez Jiménez, le 29 mars.

En Asie, le mois de mars a été endeuillé par la mort du père Xavier Thelakkat, le 1er mars dernier. En Europe, Le père Alain-Florent Gandoulou, curé de la paroisse catholique francophone de Berlin, et originaire du Congo-Brazzaville, a été retrouvé mort dans son bureau, le 22 février dernier, victime lui aussi d’un meurtre. Son meurtrier présumé a été arrêté mais les motifs du crime restent flous, même si la thèse d’un acte lié aux tensions politiques dans son pays reste la plus probable.

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