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Le cœur ardent de Cheyenne Carron

© Cheyenne Carron
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Cheyenne Caron, la réalisatrice de l'Apôtre décoche une nouvelle flèche avec Jeunesse aux cœurs ardents, un film qui célèbre son amour pour une patrie idéale, la Légion étrangère.

Un budget minuscule, un sujet délicat… Il n’en faut en général pas plus pour que Cheyenne Caron sorte un film qui détonne. Jeunesse au cœur ardent, l’histoire d’un jeune homme en quête de repères, qui trouve un modèle dans un ancien légionnaire, ne fait pas exception.

Ce petit gars, David, fils d’une famille bourgeoise n’a pas de problème dans ses études, ni pour boucler les fins de mois. Pourtant il participe à des rackets… Des rackets dont le bénéfice est redistribué à des sans-abris. Ce n’est pas très intelligent, de la part de ce garçon fort en philo, mais cela lui donne ce que le monde ne lui accorde pas : l’adrénaline, l’impression d’être utile à quelque chose, la virilité. Il ne trouve rien de tout cela dans sa propre famille, ni dans sa fac.  

Son père, qui s’affiche avec du rouge à lèvres pour une manifestation contre les femmes battues, est rabroué : « Une femme battue, elle a besoin d’un chevalier pour la défendre ! » David ne se retrouve pas non plus dans les projets de sa mère, qui rêve pour lui de hautes études. Il trouve l’autorité, et un modèle à imiter, dans la victime de l’un de ses braquages, Henri, un ancien légionnaire, qui refuse de baisser les yeux devant une arme.

On cherche des héros

© Cheyenne Carron

Derrière la barbe naissante et les cheveux longs du damoiseau apparaissent des projets de tondeuse, de marche au pas et d’uniforme, complètement exotiques dans son milieu bourgeois de gauche et friqué. Il rêve de camaraderie, surtout, d’une nouvelle famille et d’un cadre strict. Il envoie promener l’un de ses professeurs : « Je n’ai pas besoin d’un copain, mais d’un professeur qui me vouvoie, qui soit exigeant ! » Ses amis se moquent de lui, ses parents tentent de le décourager, mais la Légion l’attire comme une patrie idéale « Legio Patria Nostra », selon la devise des képis blancs.

La transformation de ce jeune homme, ardent mais fragile, en un homme passionné s’opère avec le réalisme qui caractérise les films de Cheyenne Carron. Les dialogues, les scènes de la vie courante, paraissent être prises sur le vif. L’œil éteint de ce grand adolescent revenu de tout, qui ne s’intéressait à rien, qui flirtait avec la drogue et la dépression, brille à nouveau. Il admire un vieil homme aux décorations poussiéreuses, acquises dans des guerres lointaines, vaguement honteuses pour ses contemporains.

L’amour de jeunesse d’une Cheyenne

À l’époque de son adolescence chaotique, Cheyenne Carron confie qu’elle avait eu besoin de professeurs, de modèles stricts : « Quand on se montrait exigeant envers moi, je le voyais comme une forme de respect, et alors je donnais tout ! » Mais le plus souvent, on l’excuse en raison du passé familial de cette enfant de la DDASS… « Et alors j’en jouais, je ne faisais rien de bon ! » Consciente de son besoin de trouver un cadre et une autorité, Cheyenne tente de s’engager dans la Légion à 16 ans. Elle est très déçue d’apprendre qu’on n’y prend pas les femmes ! Le projet est resté, et elle s’est lancée dans ce film avec le soutien de militaires, légionnaires, de bérets rouges ou encore du Général Christian Thiebault, chef d’état-major de la Finul. Certains jouent leur propre rôle dans le film. Ils ont aussi participé à recréer l’atmosphère de la Légion, un monde de sacrifices et de fraternité d’armes.

La paix des braves

© Cheyenne Carron

Une fraternité qui s’étend jusqu’aux adversaires des légionnaires. Cas rare dans un film qui évoque la guerre d’Algérie, la parole sur cette période est apaisée. Les débats, mis en scènes dans le film, portent les arguments des deux camps, et chacun entend l’autre, même si les discussions restent vives. « C’est aussi un film de réconciliation », rappelle la réalisatrice.

Cheyenne Caron s’apprête à tirer une nouvelle flèche de son carquois : encore un fragile projectile lancé à contre-courant… Elle parlera de monarchie française, en plein XXIe siècle !

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