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Une Journée mondiale des malades, pour quoi faire ?

MAN HELPING DISABLED WOMAN
By Sajee Rod | Shutterstock
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Le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, l’Église célèbre la Journée mondiale des malades. L’occasion de se laisser interpeller par la question de la pastorale de la santé.

La 26ème Journée mondiale des malades nous rappelle l’importance de l’accompagnement des personnes souffrantes. Le pape François, dans le message qu’il a donné à cette occasion, précise que « tous ceux qui s’engagent dans le soin des malades […] participent à cette mission ecclésiale. C’est une responsabilité partagée ». Le thème choisi cette année est « Mater Ecclesiae : “Voici ton fils… Voici ta mère. Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui.” » (Jn 19, 26-27). À l’image de Marie, Mère de la tendresse, les chrétiens sont invités à être accueillants envers leurs frères malades. Différentes initiatives ont lieu dans les paroisses : transports spéciaux de malades pour la célébration eucharistique,  possibilité de recevoir le sacrement des malades, repas conviviaux…

Pour certains, la question de l’accompagnement des malades est énigmatique, voire effrayante. Comment faire ? Pour Victoire, infirmière, le premier besoin d’un malade, c’est qu’on entende sa souffrance, qu’elle soit physique ou psychique, et qu’on la prenne en compte. Observation et écoute permettent au soignant d’être attentif sans pour autant devenir intrusif.  Il rencontre le patient dans sa vulnérabilité. Et ce lien peut être l’occasion d’une transformation du cœur.

Accompagner et accueillir

Rémi, 22 ans, s’est battu contre un cancer rare à l’âge de 16 ans. Marie-Odile, sa mère, témoigne : « J’ai puisé en moi des ressources que je ne connaissais pas. J’ai appris à vivre au jour le jour ». Leurs amis se sont relayés pour les soulager dans des tâches quotidiennes comme la préparation des repas, déployant des trésors d’ingéniosité pour les soutenir. La preuve que l’attention aux malades peut prendre des formes variées. Tous les moyens sont bons ! Elle continue : « J’ai beaucoup pensé à la Pietà. Je demandais à Marie la grâce d’être mère à ma juste place ». Et, affirme-t-elle, « Dieu n’a pas supprimé notre souffrance mais il est resté présent pendant tout ce temps-là. C’était comme si quelqu’un me prenait la main et me conduisait ».

Elle évoque le monde de l’hôpital où « il y avait beaucoup de vie », notamment grâce à la présence de clowns ou de membres d’associations diverses venus égayer les jeunes malades. Une belle façon de se mettre au service. Avis aux amateurs. La mère de famille cite les paroles du chant L’Espérance : « Même le plus noir nuage a toujours sa frange d’or ». Et ajoute pour terminer : « C’est vraiment ce qu’on a vécu. La frange d’or, c’était les amis, la gentillesse du corps médical, les ambulanciers extraordinaires… ». Cette année, Rémi est engagé à L’Arche de Jean Vanier. « Il a une expérience de la vie de malade qui lui fait toucher du doigt ce que sont la souffrance physique et morale. Et aujourd’hui, il a envie de goûter la vie à fond ».  

 

Tags:
malades
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