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Le chapelet, une prière adaptée à notre mode de vie

ROSARY
Daniel Jedzura - Shutterstock
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Religieuse des fraternités monastiques de Jérusalem, sœur Marie-Aimée Manchon nous explique pourquoi la prière du chapelet est actuelle et fructueuse pour la vie spirituelle.

Brancher ses écouteurs pour écouter de la musique tout le monde le fait. Mais sortir son chapelet pour se brancher sur le Christ, qui ose ? Et pourtant : voilà une prière curieusement adaptée à une vie quotidienne pressée ! Difficile d’imaginer chose pareille quand il est question répétition régulière et parfois machinale de cinquante « Je vous salue Marie ». Et pourtant, pour sœur Marie-Aimée Manchon, par son aspect très concret le chapelet est une prière accessible et très humaine.

Récitatif, oui, le chapelet l’est. Mais ce n’est pas pour combler un manque d’inspiration ! « Prendre en compte notre corporalité » c’est ce que permet cette prière, qui ne vient pas « faire le vide » comme d’autres exercices méditatifs asiatiques, mais « le combler ». Le rythme incarne la prière, c’est pourquoi sœur Marie-Aimée recommande de prier le chapelet en marchant. Marcher permet de « scander plus facilement », et évite de se déconcentrer en quelques instants. À l’heure où experts et médias recommandent au quidam de marcher plusieurs kilomètres par jour, voilà de quoi occuper spirituellement ces instants. Et pourquoi ne pas le faire en faisant son jogging ?

Une prière de transition

Le chapelet a également cet avantage d’être « une prière de transition », caractéristique qui n’est pas négligeable au vu de nos modes de vie. « Le chapelet peut être interrompu », souffle sœur Marie-Aimée, il se glisse facilement dans le quotidien parsemé de petits temps morts entre deux réunions, dans le métro etc… Encore faut-il lui laisser prendre cette place !

Le chapelet est également une prière qui permet la relation. La structure du chapelet autour des mystères en fait une prière « Christocentré » rappelle la religieuse. Accompagné par Marie, c’est un excellent moyen d’entretenir une relation avec Dieu. « C’est comme si vous vous rappeliez des moments sympas vécus avec un ami ! glisse soeur Marie-Aimée Manchon. Dire le chapelet c’est se remémorer avec Jésus, comment il nous a sauvé ». Le chapelet agirait donc quasiment comme un réseau social connecté directement au Ciel ! Attention : tout cela n’empêche pas de prier avec ses mots ! C’est une prière « à la fois ecclésiale et personnalisable ».

Une prière pour tous ?

« Il y a des moments dans la vie ou on a un besoin plus grand d’une certaine forme de prière. Le chapelet en est une parmi d’autre ». Evidemment, il peut nous paraitre plus ou moins attirant. Sœur Marie-Aimée rappelle le sage conseil de saint François de Sale « faire tout par amour et jamais par force ». Si dire le chapelet le plus vite possible n’a pas vraiment d’intérêt, elle invite néanmoins à se mettre dans de bonnes dispositions pour s’y retrouver et y être fidèle. Être persévérant dans l’exercice de sa pratique, parce que « l’Église a expérimenté les fruits de cette prière traditionnelle, chargée d’histoire ».