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Le « féminisme intégral », une réconciliation des femmes avec leur féminité ?

REVUE LIMITE
© Limite
Couverture (détail) du 8e numéro de la revue Limite.
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La revue d'écologie intégrale Limite a organisé une conférence sur le féminisme intégral à l'église Saint-Ferdinand-des-Ternes, à Paris, devant plus de 1 200 personnes.

« Tout comme l’expression “écologie intégrale”, “féminisme intégral” est en effet un pléonasme. (…) Le féminisme intégral que nous défendons intègre tous ces combats et veut défendre les femmes intégralement, sans nier leurs spécificités et leurs vulnérabilités particulières », explique Marianne Durano, professeur de philosophie, dans les colonnes du Figaro Vox, afin de présenter le dossier du dernier numéro de Limite, sorti en octobre dernier.

Pour prolonger la réflexion sur le féminisme intégral, dossier de son numéro d’octobre, la revue d’écologie intégrale Limite, a organisé le 13 novembre dernier une conférence sur le sujet. Après une minute de silence, afin de commémorer les 130 victimes, dont un membre de la paroisse qui accueille l’événement, des attentats du 13 novembre 2015, Marianne Durano et Eugénie Bastié, rédactrice en chef politique de Limite et journaliste au Figaro, ont présenté leur « Manifeste pour un féminisme intégral » qu’elles ont écrit dans la revue, en prenant soin de préciser qu’elles n’entendaient ni incarner un mouvement religieux, ni un mouvement politique. Les deux jeunes femmes ont décliné les trois axes de leur combat, qui s’ajoutent aux traditionnelles luttes contre les violences : la lutte « contre toutes les formes de violence économique », la lutte « contre toutes les formes de violence reproductive », et la lutte « contre toutes les formes de violences écologiques ».

Elles ont rappellé néanmoins que selon elles, la libération de la femme ne doit pas déboucher sur une guerre des sexes, mais doit au contraire associer les hommes. Après cette entrée en matière, les deux rédactrices de Limite ont laissé la place à la journaliste et essayiste Natacha Polony et la sexologue Thérèse Hargot, qui ont toutes deux collaboré à la revue.

Débat entre alter-féministes

Loin du féminisme traditionnel incriminé par Eugénie Bastié l’an dernier dans Adieu mademoiselle : la défaite des femmes (éditions du Cerf), Natacha Polony et Thérèse Hargot représentent deux voies féministes différentes et complémentaires. La première plaide depuis 2007 et la parution de L’Homme est l’avenir de la femme : Autopsie du féminisme contemporain (J.-C. Lattès) pour un nouvel humanisme et une émancipation de la femme qui s’appuierait sur ce qu’elle a d’universel, sans chercher pour autant à nier les différences biologiques avec les hommes. La seconde dénonce dans Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) une « libération sexuelle », qui aurait aliénée les jeunes, notamment à cause de la « banalisation de la pornographie », et les dangers pour le corps féminin des pilules.

L’actualité avec le harcèlement sexuel et le succès du hashtag #BalanceTonPorc, la procréation médicalement assistées (PMA) « pour toutes », la question de la contraception et les inégalités salariales étaient au menus. « Le débat actuel du féminisme me pose problème : il a tendance à poser toutes les femmes en victimes et tous les hommes en bourreaux. (…)  Les femmes sont-elles des victimes ? La réponse est non. Mais il est hors de question de nier qu’il y a eu des problèmes spécifiques qui concernaient les femmes », explique Natacha Polony, qui déplore que « Le capitalisme s’est emparé des victoires féministes pour prospérer. » Selon elles, ces victoires représentent néanmoins un progrès et elles doivent être défendues. De son côté, Thérèse Hargot estime que la clé est d’« imaginer des modèles qui permettent de concilier tous les aspects de la vie de la femme », tout en évitant d’imiter « le modèle masculin ». Elle plaide alors pour une meilleure éducation des filles à leur corps.

Le débat s’est achevé autour d’un apéritif convivial ponctué par un concert de la chanteur Marguerite.

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