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Centrafrique : le pape François rappelle que les violences demeurent

UNREST CENTRAL AFRICA
Reinnier KAZE / AFP
Des enfants de Centrafrique arrivent à Lolo, dans l'est du Cameroun, contraints de s'y réfugier à cause des violences encore en cours dans leur pays.
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Après la prière du Regina Cœli, le Saint-Père a prié pour les victimes d’une nouvelle vague de violence dans le sud du pays

« Que les armes se taisent et que prévale la bonne volonté pour dialoguer », a exhorté le pape François au terme de la prière du Regina Cœli, dimanche, place Saint-Pierre, en lançant un vibrant appel pour la paix en Centrafrique, pays secoué depuis plusieurs semaines par une nouvelle vague de violences ayant fait plus de 200 morts, dont 6 casques bleus, dans le sud-est du pays. « Les affrontements armés ont provoqué de nombreuses victimes et déplacés, et menacent le processus de paix », a déploré le Saint-Père qui a prié pour les « défunts et les blessés » et fait appel à « la bonne volonté » de tous pour « dialoguer » et « redonner » au pays la paix dont elle a besoin pour son développement.

Éruption de violence dans le sud

Un an et demi après sa visite dans le pays, et sur lequel celle-ci semble avoir soufflé « un bon vent d’espoir » à Bangui, la capitale, et d’autres régions, une nouvelle éruption de violence s’est abattue en revanche sur d’autres zones, où il est encore difficile d’identifier les vrais responsables, tant la situation est confuse. Les informations recueillies par Fides parlent « d’affrontements entre antibalakas (à majorité chrétienne) et anciens rebelles de la Seleka (à majorité musulmane) », à Alindao et Bangassou, poussant de nombreux civils à « se réfugier dans les églises et les mosquées ». Pour l’heure, la situation semble avoir retrouver son calme, « grâce à la médiation déterminante » du cardinal Nzapalainga, l’archevêque de Bangui qui, selon des indications fournies à l’agence Fides par le missionnaire carme Federico Trinchero, serait parvenu à convaincre les rebelles de déposer les armes. Mais, durant l’évacuation des réfugiés d’une mosquée, des coups de feu sont partis, atteignant et tuant l’imam de la mosquée qui se trouvait aux côtés de l’évêque de Bangassou Mgr Juan José Aguirre Muños.

Selon un bilan encore confus, l’attaque à Alindao aurait fait environ 150 morts entre le 7 et le 9 mai, et celle de Bangassou environ 30 et 60 morts, il y a une semaine. Les évacués sont eux aussi nombreux et peuvent sûrement se compter par milliers. Certains ont traversé le fleuve Oubangui pour se réfugier en République démocratique du Congo, juste en face.

Ce 21 mai, le Pape a renouvelé son soutien « à la population, aux évêques et à tous ceux qui se prodiguent pour le bien des personnes et pour la cohabitation pacifique » dans le pays. À ce propos, un beau signal d’espérance arrive de Bangui où, confie le père Trinchero à l’agence Fides, la situation reste calme. Toute la zone entourant le KM5 – le quartier musulman de Bangui – au sein de la zone inhabitée et presque rasée par les événements de 2013-2014 – serait devenue une sorte de no man’s land, une sorte d’enclave, où l’on commence à voir des signes de reconstruction. Lors de sa visite dans la capitale, le Pape était allé bénir les habitants du quartier. « Chrétiens et musulmans sont frères et sœurs (…). Ceux qui  disent croire en Dieu, doivent être des hommes et des femmes de paix (…). Ensemble, nous devons dire non à la haine, à la vengeance et à la violence, non à cette violence perpétrée au nom de la religion et de Dieu lui-même. Dieu », avait-il appelé haut et fort. Un appel qui avait rompu les barrières et qui semble encore résonner dans les esprits.

Un « village François » au KM5

Pour « immortaliser » le passage du Saint-Père, un beau projet de construction est en cours : « Le village François », une idée d’experts du Saint-Siège en collaboration avec la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC), qui servira de lieu de rencontre entre toutes les confessions religieuses. Son objectif : encourager le dialogue mis en œuvre par les responsables religieux et dont le Saint-Père est resté très frappé. Une première réunion s’est tenue en avril dernier à l’évêché pour discuter du projet, a déclaré Martin N’kafu N’kemkia, directeur du département des études pour la promotion de la culture africaine et chef de la délégation d’experts du Saint-Siège pour la Centrafrique. Tous se souviennent encore de ce jour historique, où le Pape a proclamé Bangui « capitale spirituelle du monde », en y ouvrant la première porte sainte du Jubilé de la miséricorde.

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