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Le pape François quitte l’Afrique après avoir rompu les barrières

Pape François en Centrafrique GIUSEPPE CACACE : AFP
Pope Francis meets with children as he visits a refugee camp after arriving in Bangui on November 29, 2015. Pope Francis arrived as "a pilgrim of peace" in conflict-ridden Central African Republic on November 29, flying in from Uganda on what will be the most dangerous destination of his three-nation Africa tour. AFP PHOTO / GIUSEPPE CACACE / AFP / GIUSEPPE CACACE
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Enthousiasme et cris de joie ont accompagné sa visite à la mosquée et au stade de Bangui pour une dernière messe avant de repartir pour Rome. Pour l’archevêque de Bangui, sa visite "marque l’ouverture d’une nouvelle ère pour tout le peuple".

Le pape François a quitté l’Afrique. Il a remporté haut la main le défi sécuritaire. « Trop risqué ! », lui disait-on avant de partir, mais lui savait que s’il voulait appeler au « courage et à la détermination », prôner « le pardon et la réconciliation » sur une terre marquée par le terrorisme et les tensions interethniques, il fallait qu’il brave tous les risques et s’unisse aux populations meurtries pour rompre toutes les barrières.

Des gestes symboliques

Au lendemain de l’ouverture de la Porte Sainte à la cathédrale de Bangui, marquant l’entrée dans le jubilé de la Miséricorde, le Pape s’est rendu à la mosquée centrale. Chrétiens et musulmans attendaient beaucoup de sa visite, et ils n’ont pas été déçus. François est allé leur parler jusqu’au PK5, quartier à majorité musulmane de la capitale, lieu-symbole des divisions qui continuent de déchirer le pays, pour prier les uns et les autres d’enrayer le cycle de violences qui a fait plusieurs milliers de morts en trois ans.

« Chrétiens et musulmans sont frères et sœurs (…). Ceux qui  disent croire en Dieu, doivent être des hommes et des femmes de paix (…). Ensemble, nous devons dire non à la haine, à la vengeance et à la violence, non à cette violence perpétrée au nom de la religion et de Dieu lui-même. Dieu », a-t-il appelé haut et fort, une fois encore, devant des centaines de fidèles rassemblés pour l’occasion.

Dans la foule, Vianney a couru après le pape pour pouvoir effleurer du doigt le Souverain Pontife, rapporte RFI : « Il est allé dans la mosquée, il a prié. Nous avons déjà la paix. J’ai touché le Pape et le Pape a déjà béni le Kilomètre 5, il a déjà béni la Centrafrique. Le linge sale se lave en famille, c’est fini. Dieu, c’est le nom de la paix ».

De l’enthousiasme, des cris de joie et des larmes d’émotions à chaque déplacement, jusqu’à son l’ultime messe de sa tournée en Afrique. Ce lundi matin 30 novembre, au stade Barthélémy Boganda, du nom du père de l’indépendance centrafricaine, plusieurs dizaines de milliers de personnes l’attendaient  presque « fiévreusement », commentent les divers journalistes sur place. Très applaudi également à son arrivée, le président de la communauté musulmane de Centrafrique, l’imam Kobine Layama, entré à pied dans le stade. « Dialoguer avec qui ne nous ressemble pas, pardonner qui a fait du mal » est le dernier défi lancé par le Pape à son départ. Son dernier appel : « Être, chacun, ce messager que notre frère, quelle que soit son ethnie, sa religion, sa culture, attend, souvent sans le savoir ».

Le début d’une nouvelle ère

Après une courte cérémonie d’adieu à l’aéroport international de Bangui, le pape François a quitté la République centrafricaine, laissant derrière lui le souvenir inoubliable de gestes symboliques forts qui « resteront à jamais inscrits dans les cœurs et dans l’Histoire du pays », a déclaré, plein de reconnaissance, l’archevêque de Bangui et président de la Conférence des évêques de Centrafrique, Mgr Dieudonné Nzapalainga, au terme de la messe, ce lundi matin.

« Votre visite apostolique, a-t-il ajouté, marque certainement le début d’une nouvelle ère pour tout le peuple centrafricain. En dépit de la crise militaro-politique avec ses corollaires de tueries, de destruction et de vandalisme, votre sollicitude pastorale est pour nous un signe d’Espérance. Nous vous sommes à jamais reconnaissants pour cette proximité. »

L’évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre Munos, lui n’en revient pas : « Le pape François est parvenu à laisser tous les Centrafricains avec le sourire aux lèvres… Nous sommes tous contents de voir comment la foule a été unie comme un seul homme autour du pape François », confie-t-il à l’agence Fides.

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