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Un prêtre poignardé dans la cathédrale à Mexico

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La liste noire des prêtres agressés dans leur église s’allonge : le père Miguel Angel Machorro est entre la vie et la mort après avoir été poignardé dans la cathédrale de Mexico.

Le père Miguel Angel Machorro venait de finir de célébrer la messe de 18 heures, lundi soir, dans la cathédrale métropolitaine de Mexico. Selon le témoignage de fidèles, recueilli par l’agence Fides, le prêtre revêtait encore les ornements liturgiques quand il a été agressé sur l’autel par un homme d’une trentaine d’années qui lui a porté au moins trois coups de couteau. Certains d’entre eux se sont aussitôt précipités pour demander des secours alors qu’un autre groupe a bloqué l’agresseur et l’a retenu jusqu’à l’arrivée des forces de sécurité.

La Conférence épiscopale mexicaine a confirmé le fait grave et le nom du prêtre. L’archidiocèse de Mexico, dans un bref communiqué, a fermement condamné l’agression et demandé de prier pour la santé du prêtre, dont les conditions ont été qualifiées de « graves ».

Un premier rapport du Secrétariat de la sécurité de la ville de Mexico indique le nom de l’agresseur, John Rock Schild, mais ne précise ni sa nationalité ni les motivations de son geste.

Le Mexique est réputé pour être le pays le plus dangereux d’Amérique Latine pour les religieux. En dix ans, ils sont des dizaines de prêtres à avoir perdu la vie pendant l’exercice de leur mission, au cours de cette dernière décennie, le plus souvent dans des contextes marqués par la dégradation morale, la pauvreté économique et culturelle, l’intolérance, la violence comme règle comportementale et le manque de respect pour la vie. « C’est terrible, beaucoup de prêtres, dans le pays, sont touchés par le crime organisé car il y a des gens qui voient les prêtres comme un symbole de certaines valeurs qu’ils rejettent », expliquait l’archevêque de Mexico, le cardinal Norberto Rivera, à l’occasion de la visite du pape François au Mexique, en février 2016.

En 2014, l’Église au Mexique avait publiquement dénoncé « un grand vide », un « énorme creux », faute d’une présence appropriée des gouvernements de l’État et fédéraux qui « ne remplissent pas leur devoir de veiller sur le peuple ». Ce « vide » ne semble pas comblé. La photo d’un curé célébrant la messe avec un gilet pare-balles, dans l’État du Michoacán, avait fait le tour des réseaux sociaux.

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