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14 prénoms composés avec Marie

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En ce mois de mai, mois de Marie, pourquoi ne pas donner un prénom composé avec Marie à une petite fille ? Classiques et indémodables, en voici 14 avec leur histoire, leur étymologie et leur sainte patronne.

Marie ! Prénom féminin hautement symbolique est tout indiqué pour la naissance d’une fille au mois de mai, le mois de Marie.  Dans certaines familles catholiques, la tradition veut que tout enfant, fille ou garçon, ait le prénom de Marie dans son état civil.

Classique, indémodable et toujours chic, inscrit en tête du prénom ou à la fin, voici notre de liste de prénoms composés avec Marie avec, pour chacun, leur étymologie, leur histoire et tout sur leur sainte patronne.

Certains prénoms sont anciens et font un retour remarqué dans les maternités d’autres, plus récents, se comptent sur les doigts d’une main dans les cours de récréation.

Marie-Pia

Du nom latin « Pius,a » qui signifie « pieux, pieuse».
On peut attribuer au prénom Pia de nombreux saints patrons comme saint Pie V, saint Pie X, le bienheureux pape Pie XII mais aussi, et on l’oublie souvent, sainte Pia de Carthage, une sainte qui mourut en martyr vers l’an 300 pour ne pas avoir voulu renier sa foi. Elle fut crucifiée avec une quarantaine d’autres chrétiens.

Marie-Adélie

Le prénom Adélie vient du germain « adal » qui signifie « noble ».
Fille de Dagobert II, elle est la grand-mère de saint Grégoire d’Utrecht lui-même disciple de saint Boniface, évangélisateur de la Germanie. A la mort de son mari, elle se fit religieuse et fonda l’abbaye de Pfalzel dans le diocèse de Trèves dont elle fut l’abbesse.

Eve-Marie

Eve est inspiré du terme hébraïque « H’wwah » ou « hayyah » qui signifie « vivante » ou encore « source de vie ». Sainte Eve de Liège est connue pour avoir développé une dévotion particulière pour l’Eucharistie. Elle est cloîtrée près de la collégiale Saint-Martin de Liège sous la règle cistercienne. Ce court prénom renvoie aussi bien sur à la femme d’Adam, et c’est alors que l’on ne peut que souligner la beauté de ce prénom composé très riche en symbole : il ne contient rien de moins que le mystère du rachat du genre humain ! En effet, Marie n’est-elle pas la nouvelle Eve ?

Marie-Lou

(Souvent donné pour Marie Louise) Louise vient du germain « hold et wig » Signifie : « illustre et combattant ».
Sainte Louise était née dans une famille chrétienne de Poitiers et fonda un ordre religieux au service des pauvres, des aveugles et des estropiés. Sous la direction de saint Louis Marie de Montfort, elle fit grandir sa foi dans la véritable sagesse, celle de Jésus. C’est pourquoi elle donna ce nom aux religieuses de sa congrégation : les Filles de la Sagesse.

Marie-Thaïs

Le prénom Thaïs est dérivé du terme grec «  thaïs », sorte de bandeau pour la tête.
Thaïs est une pécheresse publique en Égypte au IVe siècle. Elle fut convertie par un ermite, saint Paphnuce. Elle fut amenée dans un couvent et placée dans une cellule d’où, après trois ans de pénitence, elle eut le droit de « sortir » pour mener une vie recluse avec les autres religieuses.

Marie-Zélie

Le prénom Zélie est un diminutif de la forme ancienne du prénom Soline, Zéline, qui vient du latin « solemnis » signifiant « solennel ».
Sainte Zélie n’est autre que la mère de la grande sainte Thérèse. Car oui, la sainteté n’est pas l’apanage des religieux et religieuses, les couples y sont également invités, comme le montrent Louis et Zélie Martin ! Et en effet on ne peut parler de la sainteté de l’un sans évoquer celle de l’autre. Ses lettres échangées avec Louis, son mari, révèlent l’affection qui unit le couple. Ils consacrent un temps quotidien à la prière ensemble. Parent de cinq filles, ces dernières sont éduquées dans une foi paisible, humble et ardente.

Jeanne-Marie

Etymologie hébraïque : « Yohanân », Dieu a fait grâce.
Aînée d’une famille de cinq enfants, elle est très pieuse. Des voix célestes lui disent de libérer la France des Anglais et de faire sacrer le dauphin à Reims. Alors elle traverse la France et rencontre le roi qui accepte de la laisser rejoindre Orléans pour y briser le siège fait par les Anglais. Elle parvient à redonner confiance aux soldats français épuisés et les assaillants abandonnent le siège ! Après cette victoire, Jeanne convainc le dauphin de se faire sacrer roi à Reims. Mais elle est capturée en 1430 à Compiègne puis vendue aux Anglais qui, à la suite d’un injuste procès, la condamne à la mort par les flammes en 1431.

Marie-Lys

Comme chacun sait, le lys est la fleur symbole de royauté.
Les noms de fleurs ont leur sainte patronne avec sainte Fleur qui, au XIIIème siècle, entra très jeune à l’hospice des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem où elle eut de nombreuses extases mystiques. En ce qui concerne le lys, c’est lorsque les Croisés introduisent le lys en Europe que la fleur devient un symbole du culte de la Vierge Marie. Un vers du Cantique des Cantiques, « tel est le lys entre les chardons, telle est ma bien-aimée entre les jeunes femmes » en fait un attribut marial.

Claire-Marie

Etymologie latine: « clarus,a », qui signifie clair, éclatant, brillant.
Jeune, elle quitte la demeure paternelle et rejoint saint François à la Portioncule. Elle a 18 ans et se consacre à Dieu pour toujours. L’opposition de sa famille n’y pourra rien. Rapidement d’autres jeunes filles la rejoignent et les ‘Pauvres Dames’, plus tard les Clarisses, prospèrent rapidement. Elle veut la pauvreté totale et la simplicité franciscaine qu’elle obtiendra le jour même de sa mort par une bulle d’approbation du pape Innocent IV.

Marie-Bérénice

Bérénice est un prénom d’origine grecque qui signifie « victoire ».
On sait très peu de la vie de sainte Bérénice, le martyrologe romain indique simplement cela :
« À Antioche de Syrie, au IVe siècle, les saintes martyres Bernice et Prosdocé, vierges, avec leur mère Domnine. Au temps de la persécution, pour échapper à leurs poursuivants qui en voulaient à leur pudeur, elles cherchèrent leur salut dans la fuite et trouvèrent enfin leur martyre dans le fleuve. »

Marie-Liesse

Liesse dérivée de « laetitia », « la joie » en latin
Les Marie-Liesse trouvent leur sainte patronne en Notre Dame de Liesse. Cette dévotion mariale est née d’une statue qui fut rapportée par trois chevaliers partis en croisade. Prisonniers, poussés par les Musulmans à renoncer à leur foi, ils tiennent bon. Le Sultan envoie alors sa propre fille pour les séduire. Mais les chevaliers préfèrent parler, et la jeune fille, pour mieux connaître Jésus et sa mère réclame une statue. Les trois témoins du Christ l’obtiendront par miracle puis, délivrés par la jeune fille à qui la Vierge apparaît, ils seront transportés par des anges avec elle et la statue jusqu’à leur pays d’origine.

Marie-Magdeleine

Magdeleine, vient de l’hébreu « Magdala », nom du village où vécut Madeleine.
Avons-nous besoin de rappeler sa vie ? Madeleine, dont Jésus avait chassé sept démons, le suivait partout où il allait, faisant partie de ce groupe de femmes qui servaient le Maître et les apôtres. Au matin de Pâques, pour les rites de sépulture c’est elle qui, la première, recevra la révélation du Christ ressuscité quand le jardinier se fait reconnaître.

Marie-Amélie

Le prénom Amélie possède deux origines : latine, issu du terme aemulus qui se traduit par « émule », et germanique, diminutif de l’ancien nom germanique Amalberga, dont la racine amal signifie « l’effort » ou « l’énergie ».
Orpheline très jeune, elle épousa un seigneur de la région et leur famille fut heureuse de la paix qui jaillissait de parents aimants. Ses enfants se sanctifièrent tous : saint Émebert, évêque de Cambrai, sainte Reinilde, martyre à Saintes, et sainte Gudule, patronne de Bruxelles. Son mari ayant embrassé l’état religieux à l’abbaye de Lobbes, elle prit à son tour le voile et mourut vers l’an 690.

Marie-Laure

Vient du latin « laurus », qui signifie « laurier ».
Epouse puis religieuse à la mort de son mari, elle devient abbesse. Avec l’arrivée des Maures en Espagne, la persécution religieuse sévit. Elle préfère le martyre au reniement de sa foi, on la plonge dans un chaudron de plomb bouillant en 864.

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