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Halloween, la fête catholique qui ne doit pas faire peur

© Philippe LISSAC / GODONG
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Le Christ a joué un bon tour à la Mort, exorcisant la peur de la mort et du diable, ce que célèbre la fête d’Halloween.

Dans quelques jours, la veille de la Toussaint verra resurgir les diatribes habituelles sur la fête d’ "importation" qu’est Halloween. Un carnaval d’automne avec des lanternes creusées dans des citrouilles, où les jeunes et les enfants, déguisés en fantômes et autres zombies horribles, vont la nuit dans les rues jouer à se faire peur et frapper à chaque porte en criant ces trois petits mots « trick or treat »  (friandise ou bêtise),  des bonbons ou des farces. Mais cette fête est-elle  vraiment satanique, comme certains le pensent,  ou simplement une terne reproposition profane d’une fête chrétienne  à ré-évangéliser ? Je dirai même plus : est-elle à la racine une fête catholique, vieille de plus de 1300 ans, mais que la banalisation actuelle dénature ?

Commençons par son nom : Halloween est une contraction de l’ancien  All Hallows eve anglais, qui signifie la Veille de la fête de tous les saints, la Toussaint (Hallow est l’ancienne manière de dire “saint”, comme on le voit encore dans le Notre Père en anglais : hallowed be thy name (que ton nom soit sanctifié). Cette veille est célébrée depuis le huitième siècle, depuis le jour où le Pape de Rome  Grégoire III  a transféré au 1er novembre la solennité de la Toussaint, à la demande, semble-t-il, de moines irlandais  (le Pape Grégoire VI, à la demande du roi des Francs, a ensuite élargi la fête à tout l’Occident, en l’an 835).

Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que le rapport avec les fêtes d’automne d’origine celtique devient aussi populaire, quand on commence à  parler de Samhain, nom que les Celtes donnent à la solennité d’Halloween. On pourrait plutôt dire que, dans les pays celtiques,  certaines coutumes de l’époque païenne ont survécu dans la fête chrétienne (par exemple, le feu de joie, les lanternes, comme l’arbre de la fête de Noël). Il est vrai que la date du 1er Novembre, jusqu’à l’époque de Charlemagne et au-delà, était une sorte de Nouvel An  païen des pays nordiques , et le fait de déplacer à cette date la fête de la Toussaint , à laquelle on associa très vite le souvenir des défunts, pouvait servir aussi à baptiser et redonner un sens à des coutumes et traditions. Il est à noter que la veille de la Toussaint et ses traditions ne sont pas une exclusivité des Celtes.

 
Vous avez dit zombies ?

L’aspect le plus préoccupant aujourd’hui, autrement dit les déguisements en démons, fantômes et  zombies est, en revanche, plus chrétien que païen. Je ne parle pas  des sorcières ! Halloween n’a rien à voir avec une "nuit des sorcières ". Ces créatures parasites, qui se sont infiltrées dans l’imaginaire contemporain pour donner du crédit justement aux détracteurs de la fête. En revanche, esprits et âmes des morts sont de notre côté. Ne l’oublions pas, la Toussaint et la Commémoration des défunts sont étroitement associées non seulement dans la liturgie, mais aussi dans l’imagination populaire. Il y a des jours particuliers dans le calendrier antique, quand le voile qui sépare la terre des vivants et des morts se fait  plus mince,  il se pourrait alors que ces derniers repassent de notre côté.
 
Les premières attaques contre la fête d’Halloween sont venues des chrétiens protestants de l’Angleterre de la post-Réforme. Ceux-ci ont essayé – avec succès – d’abolir la très catholique fête de la Toussaint, ainsi que les traditions extérieures de Noël. Ceci se passait en 1647. Les catholiques irlandais,  ayant fui vers l’Amérique deux siècles plus tard pour trouver un lieu de liberté religieuse et un refuge contre la famine, vont emporter avec eux leurs traditions ancestrales.
A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les manifestations anti-Halloween ont surtout lieu aux États-Unis et sont tout particulièrement anti catholiques  (et même spécifiquement anti-irlandaises). Enfin, la commercialisation des festivités et la mode des films d’horreur dans les années 70 et 80, ont contribué à donner une mauvaise réputation à la Veille de la Toussaint.

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