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Les chaînes de prière, à quoi ça sert ?

Corinne SIMON/CIRIC
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De plus en plus nombreuses et fréquentes à l’ère numérique, les demandes de nous associer à d’autres pour prier sont une grâce de communion. Elles demandent bien sûr un discernement.

01/02/2014

Du blogue de Jacques Gauthier.

Il m’arrive de recevoir ce qu’on appelle une « chaîne de prière » envoyée à plusieurs. On me demande de prier pour une intention spéciale : guérison d’un enfant, libération d’un otage, paix dans tel pays… À quoi ça sert ?

Je dirais d’abord à m’unir à une communauté, à être en communion avec d’autres. C’est dans cette perspective que le pape François avait demandé de prier et de jeûner pour la paix en Syrie le 7 septembre 2013 (cf. Aleteia). Qu’on pense aussi à toutes ces personnes qui vont en pèlerinage dans les sanctuaires pour demander l’intercession de la Vierge Marie, par exemple.

Il ne s’agit pas ici de ces demandes de prières que l’on retrouve sur Internet, comme avoir du succès, de l’argent, où l’on exhorte à ne pas briser la chaîne, sinon personne ne sera exaucé. Là, on tombe dans la superstition et la pensée magique. Prier, ce n’est pas soumettre Dieu à notre volonté, mais entrer dans son désir de salut et de bonheur pour chacun de nous. Il s’agit de passer de ce que je veux à ce que Dieu veut : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».

En demandant ensemble telle faveur à Dieu, on s’abandonne en toute confiance à sa miséricorde, on ose l’espérance, comme Jésus nous y exhorte : « Demandez, on vous donnera; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit; qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira (Luc 11, 9-10.) » C’est au fond un déploiement du mystère de la communion des saints qu’est l’Église, communauté de baptisés qui s’en remettent au Christ ressuscité. Prier pour les autres, en toute humilité et confiance, c’est toujours un cadeau qu’on leur fait.

La fécondité de la prière

On peut se demander alors quelle « efficacité », mieux quelle fécondité, peut-on espérer de cette chaîne de prière ? La prière est liée à la foi faite de confiance, de fidélité et de persévérance. Elle porte son fruit en elle-même. Jésus, même s’il n’a pas guéri tout le monde, invite à prier sans se décourager, quoi qu’il arrive. Le fait de prier met déjà dans un état de paix, de réceptivité, d’accueil. La prière est efficace en elle-même. Elle donne à plusieurs force, courage et consolation pour supporter les souffrances de la vie. « Si l’un de vous est dans la souffrance, qu’il prie » (Jacques 5, 13).

Personnellement, je prie surtout en silence dans un cœur à cœur amoureux avec Dieu en répétant intérieurement le nom de Jésus. Je prie parce que Dieu est Dieu, pour lui permettre de naître et d’exister en moi. Je porte dans mon cœur toutes les intentions que l’on me confie et je les offre au Père par Jésus dans l’Esprit. Je prie comme je suis et comme je vis, comme je crois et comme je parle à un ami. Je ne suis jamais seul, car je porte en Église le monde dans ma prière.

Réconfort psychologique ou union à Dieu

Le psy et le spi sont étroitement liés en nous. Bien sûr qu’il peut y avoir un réconfort psychologique dans la prière, mais c’est un avantage marginal, la finalité de la prière est d’abord l’union à Dieu. S’il exauce concrètement telle demande de notre part, c’est que cela sert à notre salut ou à celui de quelqu’un d’autre. Cela peut raviver notre foi, notre espérance et notre amour en lui qui veut ce qu’il y a de mieux pour ses enfants, « l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent » (Luc 11, 13).

Si nous avons l’impression que nous ne sommes pas exaucés, il ne faut pas se culpabiliser pour autant. Cela ne veut pas dire que l’on est moins bon ou que Dieu nous aime moins qu’un autre. L’amour de Dieu ne se soustrait pas, il se multiplie. Il connaît nos besoins et il sait ce qui est bon pour nous. On ne marchande pas avec Dieu, tout est gratuit chez lui. Au-delà du don qui peut être accordé, il y a toujours le Donateur lui-même qui nous donne son amour, sa présence.

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Tags:
prière
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