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Sept prières d’abandon des grands saints

FORGIVENESS

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Mathilde de Robien - publié le 30/03/22

Les saints nous précèdent sur le chemin de la confiance en Dieu. A travers leurs prières, ils nous ouvrent la voie pour s’abandonner entre les mains du Seigneur.

« Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? » (Mt 6, 25-27) demande Jésus. Et saint Paul résume dans sa lettre aux Philippiens : « Ne soyez inquiets de rien » (Ph 4, 6).

Une exhortation à s’abandonner à la Providence, à faire confiance au Seigneur, qui n’est pas évidente à mettre en pratique selon les circonstances et les aléas de la vie. De grands saints s’y sont efforcés, et ont laissé de belles prières pour marcher à leur suite et s’en remettre à la volonté du Seigneur.

1Prière du bienheureux Charles de Foucauld

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Prière d’abandon peut-être la plus connue, ce texte n’a pas été écrit tel quel par Charles de Foucauld. Il a été tiré d’une méditation plus fournie, écrite en 1896, dans laquelle le futur saint cherchait à rejoindre la prière de Jésus sur la croix. Il s’agit d’une méditation de la dernière prière de Jésus à son Père : « Mon Père je remets mon âme entre tes mains ».

« Mon Père,
Je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.
Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté
se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père. »

2Prière de saint Ignace de Loyola

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Cette prière d’offrande à Dieu est aussi appelée le « Suscipe » (« Reçois », en latin). Saint Ignace de Loyola invite à se remettre entre les mains de Dieu pour se délivrer du repliement sur soi et accueillir la force de l’Esprit Saint.

« Prends Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j’ai et tout ce que je possède. C’est toi qui m’as tout donné, à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. »

3Prière de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

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Sainte Thérèse de Lisieux a laissé 21 prières, en dehors de celles qui jalonnent ses manuscrits autobiographiques. Il s’agit de prières spontanées, qui brûlent de cet amour passionné qu’elle avait pour Dieu.

« O Petit Enfant ! mon unique Trésor, je m’abandonne à tes Divins Caprices, je ne veux pas d’autre joie que celle de te faire sourire. Imprime en moi tes grâces et tes vertus enfantines, afin qu’au jour de ma naissance au Ciel, les anges et les saints reconnaissent en ta petite épouse Thérèse de l’Enfant Jésus. »

4Prière de sainte Thérèse d’Avila

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Benoît XVI, à l’occasion d’un cycle de catéchèses sur les docteurs de l’Eglise, avait cité cette courte prière à l’audience du 2 février 2011. Une prière qu’il qualifiait de « poésie », contenant en elle-même les deux principes fondamentaux de la doctrine thérésienne : « D’un côté, « le fait que tout ce qui appartient au monde ici-bas passe » et de l’autre, que seul Dieu est « pour toujours, toujours, toujours » ». Deux intuitions qui l’on retrouve dans cette prière:

« Que rien ne te trouble,
que rien ne t’effraie ;
tout passe.
Dieu ne change pas :
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien
Dieu seul suffit ! »

5Prière de sainte Teresa de Calcutta

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« Prier ce n’est pas demander. Prier, c’est se mettre entre les mains de Dieu, se mettre à sa disposition, et écouter sa voix au fond de son cœur », disait Mère Teresa. A travers ses mots, elle invite à surmonter les épreuves à la lumière de la joie de la résurrection du Christ.

« Seigneur crucifié et ressuscité, apprends-nous à affronter les luttes de la vie quotidienne, afin que nous vivions dans une plus grande plénitude. Tu as humblement et patiemment accueilli les échecs de la vie humaine, comme les souffrances de ta crucifixion. Alors les peines et les luttes que nous apporte chaque journée, aide-nous à les vivre comme des occasions de grandir et de mieux te ressembler.

Rends-nous capables de les affronter patiemment et bravement, pleins de confiance dans ton soutien. Fais-nous comprendre que nous n’arrivons à la plénitude de la vie qu’en mourant sans cesse à nous-mêmes et à nos désirs égoïstes. Car c’est seulement en mourant avec toi que nous pouvons ressusciter avec toi.

Que rien, désormais, ne nous fasse souffrir ou pleurer au point d’en oublier la joie de ta résurrection ! Tu es le soleil éclaté de l’amour du Père, Tu es l’Espérance du bonheur éternisé, Tu es le feu de l’amour embrasé. Que la joie de Jésus soit force en nous et qu’elle soit, entre nous, lien de paix, d’unité et d’amour. Amen »

6Prière de saint Claude de la Colombière

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Malgré de nombreuses difficultés dont la prison et l’exil, saint Claude La Colombière, jésuite, a aidé au déploiement du culte du Sacré-Cœur porté par sainte Marguerite-Marie Alacoque. Voici sa prière, résumé de son acte de confiance en Dieu :

« Mon Dieu, je suis si persuadé que tu veilles sur ceux qui espèrent en toi, et qu’on ne peut manquer de rien quand on attend de toi toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci, et de me décharger sur toi de toutes mes inquiétudes : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d’habiter, Seigneur, seul, dans la confiance » (Ps 4, 9).

Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur, les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de te servir, je puis même perdre ta grâce par le péché; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors ».

Certains peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d’autres s’appuyer sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leurs pénitences, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières.

Pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance même ; cette confiance ne trompa jamais personne. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de toi, ô mon Dieu, que je l’espère. Amen. »

7Prière de saint John Henry Newman

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John Henry Newman a commencé à rédiger des prières à l’âge de 16 ans. Il en a composé énormément tout au long de sa vie, conservées notamment dans ses sermons. Il fondait une profonde confiance dans la prière et n’entreprenais jamais une action sans prier. Selon lui, il n’est pas possible, sans prière, d’être en communion avec le Christ. 

« Seigneur Jésus, inonde-moi de ton Esprit et de ta vie. Prends possession de tout mon être pour que ma vie ne soit qu’un reflet de la tienne Rayonne à travers moi, habite en moi, et tous ceux que je rencontrerai pourront sentir ta Présence auprès de moi, en me regardant ils ne verront plus que Toi seul, Seigneur!

Demeure en moi et alors je pourrai, comme Toi, rayonner, au point d’être à mon tour une lumière pour les autres, lumière, Seigneur, qui émanera complètement de Toi, c’est Toi qui, à travers moi, illuminera les autres. Ainsi ma vie deviendra une louange à ta gloire, la louange que tu préfères, en te faisant rayonner sur ceux qui nous entourent. Par la plénitude éclatante de l’amour que te porte mon cœur. Amen. »

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