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Jeudi saint en confinement : comment devenir serviteurs de nos frères ?

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Spass - Shutterstock
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Ce Jeudi saint, nous nous rappelons Jésus lavant les pieds de ses apôtres. Par ce geste, Il nous invite à nous faire les serviteurs des autres. Un enseignement que nous pouvons suivre, mêmes confinés à la maison.

En ce Jeudi saint nous contemplons Jésus lavant les pieds de ses douze apôtres. Le geste accompli par le Seigneur risque de rester incompréhensible pour nos enfants si nous ne leur expliquons pas.

Le lavage des pieds était une marque d’hospitalité très courante dans ces pays où l’on marchait pieds nus ou chaussés de simples sandales. Cette tâche revenait aux esclaves (et encore, aux derniers d’entre eux : même un esclave juif n’y était pas tenu). En quittant son vêtement pour laver les pieds de ses amis, Jésus revêt la condition du plus humble des serviteurs. Mais Il fait beaucoup plus que de rendre un service ponctuel. Il manifeste clairement ce qu’Il a toujours été : un serviteur, « Le » serviteur par excellence.

Il ne suffit pas de rendre service pour être serviteur.

C’est tout le sens de son Incarnation et de sa Passion : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais Il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix » (Ph 2, 6-8).

Devenir serviteurs de nos frères

Jésus nous demande de devenir serviteurs comme Lui. Mais, il ne suffit pas de rendre service pour être serviteur. On peut rendre service de manière condescendante, du « haut » de sa générosité et de son dévouement. Cette façon de rendre service fait de l’autre notre obligé : malgré les apparences, un tel service nous pose comme des maîtres à l’égard de celui que nous servons, c’est une manière d’exercer un pouvoir. Ce n’est pas ainsi que Jésus sert. Il se fait le dernier de tous, pauvre d’entre les pauvres : l’humiliation du lavement des pieds annonce l’humiliation de la croix.

Mais pour devenir serviteur, il faut rendre service – à commencer par tous les petits services concrets, quotidiens, sans éclat et sans gloire. Apprendre à rendre service, gratuitement, discrètement, joyeusement, c’est apprendre à devenir serviteur. À condition de ne pas mettre sa gloire dans le service rendu, de ne pas voir dans le service une fin. Être serviteur, c’est parfois renoncer à rendre service pour laisser faire un autre.

Si l’Église donne une telle place au lavement des pieds dans la liturgie du Jeudi Saint, ce n’est bien évidemment pas par hasard. Aucune parole ne pouvait mieux que ce geste de Jésus et le commentaire qu’Il en fait lui-même mettre en lumière le lien entre les trois grands mystères que nous célébrons aujourd’hui : l’Eucharistie, la charité fraternelle, le sacerdoce. La pratique sacramentelle et la pratique de la charité fraternelle sont indissociables. Tout simplement parce que le commandement de l’amour de Dieu et celui du prochain ne font qu’un. Il n’y a qu’un seul amour. Être un catholique « pratiquant », c’est prendre part à la vie liturgique et sacramentelle de l’Église – et d’abord par la participation à la messe dominicale – mais c’est aussi devenir serviteurs de nos frères. Alors que pendant le confinement le premier ne nous est pas accessible, le second l’est.

Pendant ce temps de quarantaine, nous pouvons déjà nous faire serviteurs les uns des autres à la maison en nous servant les uns aux autres des sourires, de la bonne humeur, et plein de petites attentions prévenantes. Nous pouvons aussi veiller à maintenir un lien régulier (téléphone, mail, etc.) avec les absents de notre famille, nos voisins et surtout les personnes âgées ou fragiles qui sont seules chez elles ou confinées sans visites possibles dans une maison de retraite.

Christine Ponsard +

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