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À Madagascar, des volontaires MEP à la rencontre des communautés catholiques isolées

MEP, humanitaire, Madagascar

Missions Etrangères de Paris

Cécile Séveirac - publié le 12/02/24

À Madagascar, dans le diocèse de Port-Bergé, plusieurs villages reculés de la brousse sont privés de prêtres et de sacrements. À Noël, des volontaires des Missions Étrangères de Paris (MEP) ont accompagné un prêtre venu célébrer la messe et évangéliser ces communautés catholiques isolées.

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Passer Noël sous une météo tropicale, une fois que le soleil de plomb a laissé sa place à l’humidité de la mousson, « c’est sûr que ça change du Noël qu’on a l’habitude de célébrer jusqu’ici », concède Marc-Antoine, 22 ans. Volontaire à Port-Bergé, ville située au nord-est de Madagascar, avec les Missions Etrangères de Paris (MEP), cet étudiant en école d’ingénieur est arrivé à l’été 2023. Il s’est rendu avec plusieurs autres volontaires et le père Bertrand de Bourran dans cinq villages de brousse appartenant à la paroisse de Tsarahasina pour permettre aux catholiques les plus isolés de fêter Noël, du 20 au 25 décembre. 

MEP, humanitaire, Madagascar
Marc-Antoine, volontaire MEP.

Deux fois par an, à l’occasion de l’Avent et du Carême, les missionnaires MEP effectuent ce tour des villages malgaches les plus reculés de l’île. La paroisse de Tsarahasina regroupe 38 villages, soit 80.000 habitants, dont 2.500 sont des catholiques pratiquants. Elle n’a à son service que deux prêtres. « Il n’y a pas de prêtre dans ces villages, ce sont des catéchistes qui assurent des temps de prière », explique Marc-Antoine. Sur place, il s’occupe des chantiers du diocèse de Port-Bergé : salles de classe, églises, maisons d’accueil… « Je voulais une césure engagée, qui ait du sens, une forme de radicalité dans l’engagement. Je suis servi », sourit-il en revenant sur ces quelques jours de marche.

MEP, humanitaire, Madagascar
Messe dans un village de brousse, diocèse de Port-Bergé.

L’objectif une fois arrivés : évangéliser, célébrer la messe et permettre aux catholiques de recevoir les sacrements. « Nous partions tôt le matin, et arrivions dans un des villages en début d’après-midi. Là, le père célébrait la messe et nous visitions les écoles. C’est l’occasion aussi de catéchiser les enfants. » Si 41% de la population malgache est chrétienne (principalement catholique ou protestante), le diocèse de Port Bergé compte moins de 2% de catholiques. Dans les villages où les familles vivent surtout de la culture des terres, l’enjeu majeur est celui de l’éducation : nombreux sont les enfants qui continuent de travailler aux champs au lieu d’être scolarisés. 

MEP, humanitaire, Madagascar

 Une île très pauvre

À peine arrivés dans un village, les missionnaires et volontaires ne sont pas déçus : leurs efforts sont récompensés par une explosion de joie. « C’est une expérience assez marquante », reconnaît Marie, 23 ans, professeur-remplaçante d’histoire -géographie. Arrivée en août 2023, la jeune femme assure des missions d’enseignement du français dans les lycées, elle aussi à Port-Bergé. Elle a rejoint la tournée sur les deux derniers jours. « Le fait d’être loin de nos familles pour Noël aurait pu être pesant, mais nous avons été entourés d’une communauté tellement soudée, généreuse, accueillante », se souvient-elle. 

MEP, humanitaire, Madagascar
Marie, volontaire MEP à Porte-Bergé.

Car dans ces villages, la pauvreté règne. Cinquième île la plus grande du monde, dotée d’innombrables richesses naturelles, 75% de sa population y vit sous le seuil de pauvreté. Le salaire journalier moyen y est de 10.000 Ar (ariary) soit environ 2,10 €. Pourtant, les Malgaches ne se plaignent pas. « C’est une joie simple, mais contagieuse. Cela se voit déjà dans mon quotidien de volontaire à Port Bergé, mais j’ai pu aussi le voir lors de la tournée des villages : la pauvreté ne ravage pas les gens », constate Marie. « En France, nous sommes habitués au scintillement des décorations, on attache de l’importance au réveillon, aux cadeaux sous le sapin. Ici, c’est différent », affirme Marc-Antoine. « On enlève tout ça, et c’est la naissance de Jésus qui reste. Ces gens n’ont pas de prêtre, pas de messe, et pourtant, la foi est là. »

Pratique :

Les MEP envoient des jeunes entre 20 et 35 ans, étudiants, jeunes pro, professionnels confirmés, célibataires ou couples mariés, pour des missions de 3 mois à 2 ans. Différents types de missions sont proposés : enseignement, soin, gestion de projet ou encore animation.
Prochaines dates de formation : du 15 au 21 avril 2024 et du 24 au 30 juin 2024. Pour plus d’informations, rendez-vous sur volontairemep.com ou bien par mail à partir@volontairemep.com

En partenariat avec Volontaire MEP

Volontaire MEP
Tags:
madagascarmepMissionnairePauvreté
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