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Charles_Maurras

Figurez-vous que les carmélites de Lisieux ont prié pour sa conversion pendant des années !

Combien de temps doit-on prier et continuer d’espérer en la conversion d’un proche ? Une correspondance inattendue entre les carmélites de Lisieux et le journaliste et politicien Charles Maurras entre 1936 et 1952 donne un enseignement édifiant sur la persévérance.

8 min de lecture

Source: Maison Pirrou I Wikimedia Commons

Charles Maurras

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Une mission ultra-secrète ! En 1926, l’Action française, mouvement politique nationaliste et royaliste d’extrême droite, fait l’objet d’une condamnation par l’Eglise catholique. Charles Maurras, qui en est le dirigeant, adresse aussitôt une lettre au Pape Pie XI. En des termes très respectueux envers le Saint Père, il affirme « la haute idée de l’Eglise » partagée, selon lui, par tous les membres de son mouvement, et « la douleur » éprouvée devant la mise à l’Index de sa revue. En effet, la lecture du quotidien de l’Action française est interdite aux catholiques, au risque d’être privés des sacrements et des funérailles religieuses. 

A cette longue lettre, Pie XI ne répondra pas. Il attend davantage qu’un simple acte de respect. Il exige une entière soumission des catholiques de l’Action française. Il confie alors une mission spéciale à la prieure du Carmel de Lisieux, Mère Agnès de Jésus (qui n’est autre que la sœur aînée de Sainte Thérèse de Lisieux) : que le Carmel de Lisieux « prie tous les jours » pour que ces catholiques rebelles trouvent les voies de la soumission.