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La chasse aux pharisiens

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"À la croisée du langage militant et des formules de la communication culturelle, les présentations des spectacles peinent à donner envie de s’unir au public visé", dénonce Henri Quantin.

Crédit : Aleteia

"À la croisée du langage militant et des formules de la communication culturelle, les présentations des spectacles peinent à donner envie de s’unir au public visé", dénonce Henri Quantin.

Être fidèle à ses engagements, serait-ce être pharisien ? Si le pharisaïsme éloigne de Dieu, rappelle l’écrivain Henri Quantin, la priorité donnée à la miséricorde n’abolit ni les préceptes moraux ni le péché.

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Parmi les arguments censés justifier les évolutions de la morale dans l’Église, il en est un qui nous a toujours semblé particulièrement infondé : celui qui met en avant l’orgueil pharisien que susciterait la fidélité à un engagement pris. Ainsi, il y aurait d’un côté des narcissiques méprisants qui se glorifient d’être dans les clous et de l’autre des infidèles que leur manquement à la règle aurait rendu humbles et ouverts d’esprit. L’Évangile souvent mieux reçu par les publicains donne bien sûr à l’opposition un fond de pertinence, mais il est bon de rappeler que le Christ invite à suivre ce que disent les pharisiens, du moment qu’on n’agit pas comme eux : "Sur la chaire de Moïse se sont assis les scribes et les pharisiens : faites donc et observez tout ce qu’ils pourront vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs actes ; car ils disent et ne font pas (Mt, 23, 2-3). Pour un appel à abolir les exigences de la Loi et les vociférations salutaires des prophètes, on repassera.

La priorité donnée à la Miséricorde