Devenir un homme nouveau devrait être notre priorité à chaque fois qu’une nouvelle année nous est donnée par Dieu, c’est-à-dire sauver l’image divine qu’il y a en nous.
Dans la Création, l’enfant terrible est l’homme. Tout simplement parce qu’il est la créature la plus proche de Dieu, façonnée à son image et appelée à y correspondre de mieux en mieux au cours de son existence. Il s’assimile à ce qu’il choisit d’aimer, pour le meilleur et pour le pire. Il ne se rapproche pas seulement de l’objet aimé : il devient comme ce qu’il a élu. S’opère une fusion entre celui qui aime et ce qui est aimé. Cette union est parfaite dans le Christ : Il aime l’homme et s’est incarné ; Il aime les enfants et s’est fait Enfant ; Il aime les pauvres et s’est fait Pauvre etc. Il est donc normal que nous L’imitions, mais encore faut-il que notre volonté s’applique à ce qui est bon, sinon le résultat est catastrophique et nous nous identifions peu à peu au mal que nous préférons. Ernest Hello, ce mystique laïc, note :
"L’homme est ainsi constitué et ainsi placé dans l’échelle des êtres et qu’il a certains rapports avec eux tous. Son être comprend et résume toute la création, esprit et matière. Aussi, suivant qu’il s’attache aux côtés hauts ou aux côtés bas de lui-même, il va vers l’ange ou vers le chien. […] Quand l’homme n’aimant ni Dieu ni l’homme, porte ses regards en bas et aime la matière, il s’assimile à elle, lutte contre le principe divin qu’il porte en lui, et, aimant la matière, voudrait n’être plus qu’elle" (Regards et Lumières).












