Un T-shirt noir, une croix de bois autour du cou, une barbe grise et deux yeux verts rieurs, le père Rachid est arrivé à Paris fin juillet pour une durée d’un mois afin de faire le stock de médicaments avant de repartir dans sa paroisse maronite Saint-Pierre-et-Saint-Paul, à Beyrouth. Là-bas, tout est devenu trop cher. Pour aider ses paroissiens, répartis dans 1.500 maisons du quartier Achrafieh (situé à l’est de la capitale, ndlr), le père Rachid se donne corps et âme. "Dans ma paroisse, beaucoup n'arrivent plus à acheter leurs médicaments et certains produits de première nécessité. Ils vivent une grande privation", confie-t-il à Aleteia. "La vie est devenue très dure et mon rôle de prêtre a été transformé : je célèbre les messes et donne les sacrements, mais j’ai aussi un rôle social très actif car je suis obligé de faire le devoir de l’État."













