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Toute cette fraternité contenue dans le salut scout

4 min de lecture
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Crédit : Aleteia

Le chrétien Baden-Powell posa les fondations d’un mouvement qui se fit vite mondial et multireligieux, avec l’intuition que c’est la fraternité qui unit les hommes. Le père Benoist de Sinety, curé de la paroisse Saint-Eubert de Lille, voit dans ce message une leçon universelle : vivre la fraternité, au-delà de ses différences, c’est possible.

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Ils se serrent la main gauche, ce qui surprend le béotien. En unissant leurs mains, ils se regardent dans les yeux, ce qui n’est pas vraiment habituel. Leurs mains droites sont levées, à la hauteur de leurs visages, verticales, paumes ouvertes. Seuls les doigts épousent un mouvement plutôt contre-nature : le pouce sur l’auriculaire tandis que les trois autres demeurent droits. Ce petit picotement des muscles de la main lorsque le pouce se met sur le plus petit doigt, rappelle à chacun qu’il n’est pas habituel que le plus fort prenne la défense du plus faible. L’étirement des trois doigts dressés ravive le souvenir de la difficulté à se tenir droit, fidèle à ce que l’on veut être, à la dignité inviolable du prochain et en l’amour infini de notre Créateur.

La fraternité, notre seule destinée