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L’excellente technique inuite pour survivre au terrible two

uzależnione od tableta dziecko płacze, kiedy ojciec próbuje mu go zabrać

NadyaEugene | Shutterstock

Cerith Gardiner - publié le 17/12/20 - mis à jour le 15/01/24

Le "terrible two". C'est la période délicate de la vie d'un jeune enfant lorsque, aux alentours de 18 mois, il cherche à s’affirmer en s’opposant à ses parents et en faisant des colères. Une technique imaginé par des Inuits depuis toujours offre des perspectives intéressantes.

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Dans les années 1960, Jean Briggs, une anthropologue de 34 ans, entreprend un voyage de 17 mois dans le cercle polaire arctique. Coupée du monde, Jean Briggs survit grâce à la gentillesse d’une famille inuite qui l’accueille chez elle. Pendant son séjour, elle remarque un phénomène surprenant : les Inuits possèdent une extraordinaire capacité à contrôler leur colère. Et si ce peuple tenait le remède miracle pour survivre aux colères du « terrible two » ?

« Ils n’ont jamais agi avec colère envers moi, même s’ils étaient très en colère contre moi », a déclaré Jean Briggs. Chez eux, montrer des signes de colère est perçu comme une faiblesse, voire même comme un comportement enfantin. Briggs raconte notamment l’histoire d’une marmite de thé, renversée sur le sol d’un igloo et endommageant ce dernier. La personne qui l’a renversée s’est simplement levée et a rempli une nouvelle marmite. Une réaction qui a semblé incroyable à Jean Briggs, en comparaison avec le travail nécessaire à la construction d’un igloo. L’anthropologue s’est demandée comment les Inuits parvenaient à élever des adultes aussi pondérés. Il s’avère que les Inuits ont une règle d’or en matière de parentalité : « Ne criez pas et ne criez pas après les petits enfants. »

L’importance des histoires face au terrible two

Une mère inuite, Lisa Ipeelie, explique dans un reportage : « Quand ils sont petits, élever la voix ne sert à rien. Cela augmente simplement votre fréquence cardiaque. » Même si un enfant mord ou frappe. Si un enfant a recours à ce comportement, c’est parce qu’il y a un problème sous-jacent qui doit être traité, calmement. Ceci est confirmé par la recherche de Jean Briggs : Traditionnellement, les Inuits considèrent que crier sur un petit enfant est humiliant. C’est comme si l’adulte avait une crise de colère. C’est s’abaisser au niveau de l’enfant. La psychologue clinicienne Laura Markham soutient l’efficacité de cette approche : « Quand nous hurlons après un enfant – ou même le menaçons avec une phrase comme « Je commence à me mettre en colère », nous apprenons à l’enfant à crier. Nous les entraînons à crier quand ils se fâchent et leur faisons croire que crier résout les problèmes.

Vous vous demandez peut-être comment font les Inuits pour que leurs enfants obéissent et restent en sécurité. Eh bien, c’est grâce aux merveilleux cadeaux qu’offre leur tradition de raconter des histoires. Leur tradition orale est forte, et des histoires fantaisistes sont racontées aux enfants pour les dissuader de se conduire mal ou de se mettre en danger. Ainsi celle du monstre marin qui viendra emporter l’enfant qui s’approche trop de la mer.

Le principe de la narration

Ces histoires peuvent être assez effrayantes : « Nos parents nous ont dit que si nous sortions sans chapeau, les aurores boréales vont nous enlever la tête et l’utiliser comme ballon de football », a partagé la productrice de cinéma, Myna Ishulutak. Aux oreilles des étrangers, cela peut sembler exagéré. Cependant, la psychologue Deena Weisberg estime que « les enfants apprennent à travers le récit et les explications. Nous apprenons mieux à travers des choses qui nous intéressent. Et les histoires, de par leur nature, peuvent contenir beaucoup de choses qui sont beaucoup plus intéressantes, contrairement aux déclarations nues. » Fait intéressant, elle déclare que les histoires avec un zeste de danger ont encore plus d’attrait pour les enfants.

Young girl reading book

Le principe de narration va encore plus loin chez les Inuits. Si un enfant fait quelque chose qu’il ne devrait pas faire, comme frapper ou mordre, les parents attendent que l’enfant se calme, puis ils reconstituent le comportement sur un ton ludique, y compris l’acte douloureux qui pourrait blesser. En voyant les conséquences d’une manière calme, l’enfant apprend la force émotionnelle. Ces drames préparent également l’enfant si quelque chose de provocateur lui arrive. Ils ont le souvenir de la réponse calme de leurs parents pour servir de guide. Il est beaucoup plus facile d’enseigner à un enfant avant un événement potentiel de crise de colère que de lui enseigner pendant qu’il est au milieu d’un événement, ce qui est impossible.

Pour les chrétiens, la Bible fournit une myriade d’enseignements essentiels à travers les paraboles. Celles-ci peuvent être enseignées aux enfants exactement de la même manière que les Inuits comptent sur leur monstre marin. Si nous racontons aux enfants des histoires qui les émerveillent, qui les aident à se comporter, ils les transmettront à leurs propres familles.

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