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Béatrice Stöckli, une missionnaire suisse, tuée par ses ravisseurs au Mali

AHMED OUOBA / AFP PHOTO

L'otage suisse Beatrice Stöckli à son arrivée à la base aérienne de Ouagadougou le 24 avril 2012.

Domitille Farret d'Astiès - Publié le 14/10/20

Béatrice Stöckli, une missionnaire suisse qui travaillait à Tombouctou (Mali) a été exécutée il y a environ un mois. Les circonstances exactes de sa mort ne sont pas encore connues.

Si la Française Sophie Pétronin, dernier otage français dans le monde, a été libérée après quatre années de détention au Mali aux mains des djihadistes, il n’en est pas de même pour la Suisse Béatrice Stöckli, une missionnaire qui, elle, a été exécutée. Les autorités françaises ont appris cette triste nouvelle par l’intermédiaire de l’ex-otage Sophie Pétronin et en ont informé les autorités suisses. Ignacio Cassis, le conseiller fédéral en charge des Affaires étrangères, a fait part de sa « grande tristesse ». « Elle aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois », a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué publié le 9 octobre 2020.

Missionnaire à Tombouctou

Le DFAE a souligné qu’« en collaboration avec les autorités maliennes et d’autres partenaires », il avait « travaillé ces quatre dernières années pour que la citoyenne suisse soit libérée et puisse retrouver sa famille ». « À plusieurs reprises », a-t-il noté, « les membres du Conseil fédéral ont fait pression sur les autorités maliennes pour demander sa libération ». « Les autorités suisses étaient également en contact permanent avec la famille de la victime », est-il précisé.

Originaire de Bâle, Béatrice Stöckli travaillait à Tombouctou. Venue au Mali il y a près de vingt ans comme volontaire de l’Église méthodiste, elle n’était cependant plus en lien avec aucune Église et évangélisait « à sa manière », rapportait la Fédération Romande d’Églises évangéliques au lendemain de son enlèvement en 2016. Elle avait en effet été kidnappée une première fois en 2012 par des islamistes, libérée après une dizaine de jours, puis à nouveau séquestrée en 2016. Si les circonstances exactes de son assassinat ne sont pas encore claires, la Suisse met « tout en œuvre » pour les connaître ainsi que pour savoir où se trouve son corps et « fera tout son possible pour le rapatrier ».

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