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L’encens serait excellent pour la santé

Pascal Deloche / Godong
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Si on a l’habitude de l’utiliser au cours de la liturgie, l’encens aurait aussi de nombreuses vertus médicinales et purificatrices.

Il est utilisé dans la liturgie pour sanctifier, bénir et vénérer. L’encens, dont la fumée symbolise le mystère de Dieu lui-même, rappelle que la messe est un pont entre terre et ciel avec pour finalité cette présence réelle du Seigneur. Utilisé bien avant l’ère chrétienne, il sollicite la vue et l’odorat, aidant ainsi le fidèle à se mettre en prière. Mais loin de se cantonner à une fonction de compagnon de prière, il a également de réelles vertus thérapeutiques. Diverses études scientifiques récentes ont confirmé ses effets étonnamment purifiants.

Une étude publiée en 2018 dans Journal of Ethnopharmacology, revue néerlandaise à comité de relecture sur l’étude des plantes, souligne ainsi les propriétés antimicrobiennes de l’huile essentielle dérivée de l’encens ; cette dernière agirait comme agent antimicrobien naturel et la combustion de l’encens réduirait ainsi de façon notable le nombre de bactéries dans l’air. Une autre étude, publiée en 2019 celle-là et réalisée par une équipe de scientifiques chinois, met en avant les effets anti-inflammatoires et anti-cancéreux des résines d’encens et de myrrhe. En médecine ayurvédique indienne et dans la médecine traditionnelle chinoise, elles sont d’ailleurs utilisées comme traitements naturels pour les maladies chroniques.

Contre la dépression

La résine de Boswellia, dont est issu l’encens, agirait même contre la dépression. Sa combustion agirait en effet sur certaines zones du cerveau qui contrôlent l’humeur, ainsi que le démontre une étude de 2008. « Cela suggère qu’une toute nouvelle classe de médicaments contre la dépression et l’anxiété pourrait se trouver juste sous notre nez », dit l’étude. Mais attention, prudence : trop d’encens, surtout lorsqu’il n’est pas pur mais mélangé à d’autres substances, peut avoir des effets néfastes sur le système respiratoire. En 2008, une étude montrait que dans les pays asiatiques où d’énormes quantités d’encens sont brûlées au cours des cérémonies religieuses, la pollution de l’air était nettement plus importante au sein des temples et aux alentours, et que la fumée pouvait avoir un effet néfaste en cas de maladie des voies respiratoires. Il est donc important d’utiliser l’encens avec bon sens et parcimonie.