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Privés de messes, certains déploient des trésors d’imagination

Messe dans l'église Saint-Jacques de Sallanches (Haute-Savoie).
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Le plan de déconfinement a été dévoilé aux Français mardi le 28 avril et les messes en présence de fidèles ne seront pas autorisées « avant le 2 juin ». Cette décision, qui provoque colère et incompréhension, a fait surgir de nombreuses idées, plus ou moins réalistes.

Alors que le gouvernement français vient d’annoncer que la reprise des cultes, et donc des messes, ne serait pas autorisée avant le 2 juin prochain, de nombreuses personnes parmi le clergé et les fidèles font part de leur incompréhension et commencent à imaginer d’autres moyens de vivre l’Eucharistie. En effet, à partir du 11 mai, les rassemblements de dix personnes maximum seront possibles, de nombreux commerces pourront réouvrir et les Français pourront davantage circuler, y compris dans les transports en commun, à condition de respecter les gestes barrières.

Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, a affirmé au quotidien La Croix « craindre des messes clandestines ». « Je ne sais pas comment je vais tenir mes troupes », a-t-il regretté. « Cette situation est complètement anormale pour nous, d’où l’impatience et parfois même les réactions négatives de certains prêtres », a ajouté pour sa part Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne. Face à cette déception concernant la reprise des cultes, de nombreuses idées, parfois étonnantes, germent.

Visites guidées, supermarchés, camping cars…

À Novare, dans le nord-ouest de l’Italie, un curé a mis à la disposition de ses paroissiens un site web et un numéro vert leur permettant de s’inscrire pour aller à la messe ; ils seront ensuite placés dans l’église par une équipe. Un peu comme au théâtre, en somme. Une démarche qui pourrait inspirer les Français ?

Sur les réseaux sociaux, il est bien sûr question de célébrer des messes à domicile. Beaucoup d’internautes rivalisent d’imagination. Certains suggèrent ainsi d’organiser des visites guidées dans les lieux de culte – qui feraient dans ce cas offices de petits musées, puisque ceux-ci sont autorisés à ouvrir. Le père Pierre Vivarès, curé de Saint-Paul Saint-Louis (Paris), imagine une visite avec lectures de textes anciens et « collation simple dans le strict respect des gestes barrières ». « Bien sûr, en ces temps de crise, la participation financière pour cette visite sera laissée à la discrétion des personnes présentes », conclue-t-il avec humour.

L’abbé Guy-Emmanuel Cariot, curé et recteur de la basilique d’Argenteuil (diocèse de Pontoise) suggère sur le ton de l’humour de célébrer l’Eucharistie à Intermarché. De son côté, le pasteur Gilles Boucomont, de l’église protestante réformée, assure qu’il prêchera dans un Carrefour City…

Le père Louis de Villoutreys, du diocèse de Poitiers, interroge : sera-t-il possible « de célébrer la messe dans un car ou dans un train ? ». Quand des internautes imaginent des messes en plein air, dans des champs et des forêts, mais aussi dans des granges et des caves, rêvant même de doter les prêtres de camping-cars afin qu’ils puissent sillonner les routes et célébrer des messes, à la manière des bibliobus.