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Le temps du confinement, l’occasion de goûter à la « Slow Spirituality »

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Marzena Devoud - publié le 19/04/20

Pour certains ce confinement peut susciter de l’inquiétude, voire de l’angoisse. Pour d’autres au contraire, ce temps imposé est une occasion de prendre enfin le temps de savourer ce qui est essentiel dans la vie. Et si on profitait de ce confinement pour nous convertir à la Slow Spirituality ?

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Confinement ! Presque désuet hier encore, ce mot s’est imposé dans notre réalité avec force, exigeant de rester à l’intérieur avec des consignes. Radicale, la situation chamboule alors tous nos repères. Elle entraîne de nombreux remous intérieurs. Comment fonctionner pendant des semaines sans une vie sociale, avec une vie professionnelle désorganisée ou à l’arrêt, et une vie familiale réduite à un espace limité où nous risquons de subir l’obligation de vivre « les uns sur les autres » 24h sur 24h ? Pourquoi ne pas profiter de ce confinement forcé pour le vivre de façon profondémment positive, comme une rare opportunité ?


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Au cœur de la crise du coronavirus, il n’est pas inutile de se pencher sur le sens des mots. L’étymologie du mot crise est intéressante parce qu’elle nous renvoie à son double sens. En latin, crisis signifie la manifestation brutale d’une maladie. C’est le moment où elle s’exprime le plus vivement. Mais si on remonte plus en amont dans l’étymologie, on retrouve le grec krisisqui signifie jugement, décision. La crise correspond donc à un moment clé où tout doit se décider. Autrement dit, elle renvoie à la fois à l’idée de douleur et d’opportunité, plus précisément à un moment d’opportunité vécu dans la douleur. La crise actuelle n’est-elle donc pas l’opportunité de changer ?

Temps imposé, temps retrouvé

Ce temps imposé et retrouvé à la fois, il ne doit pas être employé à ralentir juste pour ralentir. Les adeptes de la slow life savent que la référence à la lenteur de ce mode de vie dans l’air du temps, c’est aussi une invitation à la réflexion. À contre-courant des notions de rentabilité et d’efficacité, elle invite à prendre du temps pour soi, mais aussi à en donner aux autres, à savoir regarder ce qui nous entoure, et à faire toute chose avec attention en revenant à des valeurs essentielles, ainsi qu’à un style de vie qui prône la simplicité. Une révolution en douceur qui séduit de plus en plus de personnes et qui prouve que l’accélération du temps n’est pas une fatalité.

«Plutôt que de se confronter aux confins de notre liberté de mouvement, savourons ce moment comme un tremplin vers notre reconnexion intérieure, à ce qui est essentiel.»

Bien-sûr, ce renversement de situation n’est pas évident pour tout le monde. Pour certaines personnes, multiplier les activités et maintenir un rythme trépidant est souvent le meilleur moyen d’avoir l’impression d’exister. Seulement voilà, avec le confinement, il est difficile de biaiser, le planning bien rempli en main, par crainte de se retrouver face à face avec soi-même. L’agitation et le stress ne font pas bon ménage avec la vie intérieure. S’arrêter est nécessaire pour comprendre ce que l’on vit, faire le point, pouvoir se recentrer sur sa vie. Plutôt que de se confronter aux confins de notre liberté de mouvement, savourons ce moment comme un tremplin vers notre reconnexion intérieure, à ce qui est essentiel.

Slow Life, Slow Spirituality

Le confinement peut-être une opportunité de plonger dans la vie spirituelle qui, elle aussi, a besoin de temps. Dans les dix commandements, Dieu nous demande lui-même de travailler six jours et de consacrer le septième au repos en son honneur (Exode 20, 8-11 et Deutéronome 5, 12-14). Une pause rituelle qui rappelle à l’homme que son existence ne se résume pas seulement au faire et à l’agir, mais aussi à l’être.

Le confinement auquel nous sommes contraints est ainsi une invitation à développer notre vie intérieure, à trouver des moments de recueillement et de silence. Voici quelques pistes  en mode slow :

Prendre le temps de transformer le silence en présence

Pourquoi avons-nous peur du silence, par exemple dans une conversation ? Le silence est une mise à nu, un risque pris. On risque de s’y retrouver insignifiant, inconséquent, vide. Mais dans la relation amicale ou amoureuse, nous découvrons que les moments suspendus entre deux paroles, ces silences survenus sans qu’on les ai prévus, ils sont souvent les moments les plus intenses, les plus forts, ceux qui forgent la relation. Pour Rémi Chéno, dominicain, auteur de « Les voies du silence »,  le silence, c’est l’émergence d’un je ne sais quoi qui remplit le cœur et qui peut faire monter les larmes aux yeux. » A fortiori, faites l’expérience du silence ambiant et découvrez qu’il n’est pas pesant. Il n’est pas effrayant et il est même étrangement plein. Le paradoxe, est que le silence n’est pas l’expérience d’une absence qui ferait mal et qui pèserait lourd. Non. Le silence a un goût propre. C’est la douceur du silence.

Prendre le temps de laisser de côté les angoisses

Il ne s’agit pas d’oublier les angoisses. Elles sont là, particulièrement en ce temps de confinement. Mais il s’agit de prendre dans la journée le temps de les laisser de côté, de les laisser suivre leur chemin. Même dans la souffrance, il est important, comme le souligne Rémi Chéno, de prendre le temps de « monter dans son sous-marin et rejoindre les eaux profondes ». « La tempête peut gronder à la surface, et me blesser de ses lames gigantesques, mais je continue, vaille que vaille, à descendre en plongée. Il y a sans doute des cas extrêmes où je n’y arriverais pas si je n’en ai pas fait l’expérience auparavant et si je n’ai pas acquis une certaine habitude de plongée. L’entraînement est important justement pour les moments plus difficiles », explique-t-il encore.

Prendre le temps d’être à l’écoute de la voix de Dieu

Le silence n’est ni une épreuve, ni un poids ni une souffrance. C’est l’expérience de la présence de Dieu. La Bible parle de la « voix d’un silence ténu ». Dès que l’on réalise que c’est la voix même de Dieu, alors on peut goûter ce silence, l’aimer, le savourer. « Dieu n’a pas besoin de mots pour me parler, parce que les mots ne suffisent pas pour ce qu’il veut me dire », écrit encore le frère Rémi Chéno. Dieu est le Dieu poète qui fait éclater les mots en un silence – même ce silence imposé par le confinement – bien plus savoureux que tous les mots des hommes.

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