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Célibataires confinés : le plus difficile est le manque de relations sociales

QUARANTINE
Shutterstock | Ana Blazic Pavlovic
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Dans une étude publiée ce jour, Theotokos, premier site de rencontre chrétien, a voulu savoir comment les célibataires vivaient le confinement. Si la plupart le vive bien, la solitude et le manque de relations sociales commencent néanmoins à se faire durement sentir.

Après un mois de confinement en raison de l’épidémie de Covid-19, Theotokos a sondé les milliers de célibataires inscrits sur le site de rencontre chrétien afin d’en savoir plus sur la manière dont ils vivent cette période si particulière. Plusieurs centaines ont répondu, et le résultat est sans équivoque : le plus difficile est le manque de relations sociales, l’absence des proches et la solitude.

Si 32% des personnes interrogées ont choisi de rejoindre leur famille, et une minorité (5%) des amis, pour vivre ce confinement, la majorité (63%) est confinée seule. Un confinement passé pour la plupart d’entre elles en ville (77%) et en appartement (63%). Parmi les 62% qui ont pu poursuivre leur activité professionnelle, 70% sont en télétravail. Les interactions sociales sont donc limitées, que ce soit avec leurs proches, leurs amis ou leurs collègues. Et c’est cette absence de vie sociale qui arrive en tête des difficultés rencontrées par les célibataires. Cependant, la grande majorité se dit reconnaissante des marques d’attention prodiguées par leurs proches : appels, messages téléphoniques, visioconférences… Ce sentiment de solitude est aussi compensé chez certains par une profonde remise en question de leur mode de vie, un désir de retour à l’essentiel, à la nature, et de renouer avec leur vie spirituelle.

Par conséquent, à la question : « Quelles sont les premières choses que vous ferez après le confinement », c’est « revoir ma famille et mes amis » qui arrive en tête des projets, suivi de « aller à la messe ». Des dires qui confirment que nous sommes bien des êtres de relations : aux autres, à Dieu, à la nature. Tout ne serait qu’une question de patience, comme l’explique saint Augustin : « Supposons que tu veuilles remplir quelque objet en forme de poche et que tu saches la surabondance de ce que tu as à recevoir ; tu étends cette poche, sac, outre, ou tout autre objet de ce genre ; tu sais combien grand est ce que tu as à y mettre, et tu vois que la poche est étroite : en l’étendant, tu en augmentes la capacité. De même, Dieu, en faisant attendre, étend le désir ; en faisant désirer, il étend l’âme ; en étendant l’âme, il la rend capable de recevoir. Désirons donc, mes frères, parce que nous devons être comblés » (Sermon sur la première lettre de Jean, 4, 6).