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En Italie, des sœurs bénédictines se mettent à fabriquer des masques à la chaîne

COVID
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Au temps du coronavirus, les soeurs bénédictines de Mercogliano, aux environs de Naples, allient prière et travail aux 3×8. Elles confectionnent presque à la chaîne des masques de protection qu’elles distribuent dans le diocèse.

Depuis quelques jours, les bénédictines de Mercogliano prient non seulement pour aider l’Italie à traverser l’épreuve du coronavirus mais elles mettent également la main à la pâte en contribuant à la production de masques dont le nombre manque cruellement dans la péninsule. « Quand notre curé, Don Vitaliano, nous a demandé un coup de main, nous n’avons pas hésité », raconte Sœur Hildegard à Vatican News, la mère générale du couvent de bénédictines.

Pour donner le rythme aux religieuses du monastère de Mercogliano, Sœur Hildegard a reparti les rôles, comme dans une usine « à la chaine ». « Il y a celles qui cousent, celles qui coupent le tissu, celles qui préparent l’élastique et celles qui repassent. Il y a celles qui travaillent le matin et celles qui travaillent l’après-midi. Nous alternons, afin que les sœurs qui ne sont pas engagées dans la prière fabriquent des masques ». La version du rythme des « 3×8 » au couvent ! Elles ont déjà fabriqué plusieurs centaines et les distribuent à ceux qui en font la demande dans le diocèse.

« Toile durable et de bonne qualité »

Et que dit le « service qualité » des sœurs ? À première vue, ils n’ont rien à envier à ceux que l’on voit couramment dans les environs : « Nous ne parlons pas de masques chirurgicaux, mais de ceux utilisés par la population » précise la supérieure. « Cependant, notre tissu est résistant et de bonne qualité. Et l’élastique est serré ». Côté production, elle ajoute, « nous les produirons aussi longtemps que nous en aurons besoin. Et si la demande augmente, nous sommes prêtes à augmenter la cadence, même s’il faut travailler le soir dans notre atelier ». Mais les sœurs ne perdent pas de vue leur « travail » principal. « Nous allons également augmenter les moments de prière afin que le Seigneur mette fin à ce fléau ».

Si les bénédictines italiennes n’ont peut-être pas eu le temps de se filmer, les carmélites espagnoles de Badajoz ont envoyé sur Twitter une petite vidéo de leur travail, elles aussi ont arrêté leurs activités pour se consacrer à la fabrication de masques, avec le sourire et en union de prières avec l’Espagne, également très touchée.