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Macron emprunte à Jean Paul II son « N’ayez pas peur » devant de jeunes Polonais

Ludovic Marin / AFP
Emmanuel Macron prononce un discours sur la Pologne et la France en Europe à l'Université de Jagellonne le 4 février 2020 à Cracovie.
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Emmanuel Macron a achevé mardi 4 février une visite d’État en Pologne par un détour à Cracovie. Point essentiel de cette journée, un discours devant des étudiants de l’Université Jagellonne en citant le fameux « N’ayez pas peur » du pape Jean Paul II.

Après une première journée où Emmanuel Macron s’est employé à manifester les signes d’un apaisement recherché dans les relations entre la France et la Pologne, le président français a conclu sa visite lundi par un discours devant les étudiants de la prestigieuse Université Jagellonne de Cracovie. Là, au coeur de l’ancienne capitale de la Pologne, considérée comme le centre intellectuel, culturel et spirituel du pays, il n’a pas hésité à conclure son plaidoyer pour les valeurs européennes par un vibrant « N’ayez pas peur » emprunté au pape Jean Paul II, le plus célèbre étudiant de l’université de Cracovie après Nicolas Copernic. Deux grands hommes dont les portraits, accrochés aux murs de la magnifique salle médiévale, surplombaient le pupitre du chef de l’Etat, tandis qu’il consacrait son allocution à la relation d’amour qui, à travers l’histoire, a toujours marqué les liens entre la Pologne et la France : Deux pays qui – un cas unique en Europe – ne se sont jamais fait la guerre !

« Je suis venu vous dire que la France aime la Pologne (…) La France et l’Europe ne peuvent être grandes sans la Pologne», a-t-il déclaré avec lyrisme, évoquant « tous ces destins croisés » entre les deux pays : Napoléon créant le duché de Varsovie, La Fayette déclarant que «toute la France est polonaise » en 1833 et, enfin, la mobilisation sans précédent de millions de Français au cours des années 1980, pour apporter une aide matérielle et alimentaire à un pays sous le régime de l’état de guerre. Une époque au cours de laquelle, comme l’a rappelé Emmanuel Macron, la Pologne livrait, Solidarnosc en tête, le combat final contre le communisme, celui qui a déclenché la chute du communisme derrière le rideau de fer. Pour le président français, il s’agit d’une des plus belles histoires de liberté du XXème siècle, celle de courage de Lech Walesa, de Bronislaw Geremek, de Jacek Kuron, d’Adam Michnik et de l’aumônier de Solidarnosc, le père Jerzy Popieluszko. C’est grâce à leur engagement que « le mur de Berlin se fissura en 1989 », a-t-il souligné.

Point d’orgue de son discours, le président français a donc cité en polonais les célèbres paroles considérées comme celles qui ont déclenché tout le mouvement du pays vers sa liberté : « N’ayez pas peur » de Jean Paul II. Cette injonction du pape polonais, Emmanuel Macron n’a pas hésité à la faire sienne, tout en l’adressant dans leur propre langue à des étudiants particulièrement émus. Un message fort et vibrant à cette Pologne dont la France souhaite se faire un allié dans l’Europe agitée de l’après-Brexit. Les Polonais, si souvent en quête de reconnaissance internationale ont particulièrement apprécié le geste du président français. Aux applaudissements nourris qui ont salué cette allocution ont suivi des commentaires élogieux dans de nombreux médias polonais dont certains sont pourtant plus connus pour leur manque de sympathie pour l’Europe et la France d’aujourd’hui.

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