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Un mot pour faire taire les mauvaises langues

SZEMRANIE
Syda Productions | Shutterstock
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D’un seul mot, Edmond Michelet, celui que l’on surnommait « le ministre qui prie » à l’époque du général de Gaulle, faisait taire celui qui commençait à critiquer son prochain autour de la table familiale.

« Caritas ! ». C’est par cette simple mais ferme exclamation qu’Edmond Michelet appelait au silence celui, qui, à sa table, se mettait à dire du mal d’une personne absente. Catholique fervent et engagé, résistant déporté à Dachau, plusieurs fois ministre du général de Gaulle, Edmond Michelet s’efforçait de vivre la charité au quotidien. Au-delà de la solidarité pour laquelle il œuvrait à travers ses œuvres sociales et politiques, et par ses actes de Résistance, pour Edmond Michelet, l’exercice de la charité commence à la maison.

Père de sept enfants, époux attentionné, il ne permettait pas que l’on dise du mal d’un absent à table par exemple. Son petit-fils, Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, raconte dans le recueil Prier 15 jours avec Edmond et Marie Michelet (Nouvelle Cité) : « Quand il arrivait qu’à table la conversation en vienne à mal parler de quelqu’un, absent en général, nous entendions notre grand-père dire avec une sorte de douce autorité : « Caritas ! » (l’amour dont Dieu aime). Cela suffisait à arrêter certains propos et remettait les convives dans un chemin meilleur. » Un réflexe inspirant à mettre en pratique dans son foyer ?

Prier 15 jours avec Edmond et Marie Michelet, Mgr Benoît Rivière, Nouvelle Cité, 1999, 12,50 euros.