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Pourquoi les prêtres mettent-ils un petit morceau d’hostie dans le calice ?

Eucharistie
Pascal Deloche / Godong
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Ce geste symbolique rappelle l’unité au sein de l’Église mais aussi le lien spirituel qui unit les célébrations entre elles.

Avez-vous déjà remarqué que lors de la célébration de l’Eucharistie, le prêtre rompt un petit morceau de l’hostie consacrée et le met dans le calice ? Comme c’est un geste très rapide et silencieux, il passe souvent inaperçu. Or, bien que très furtif, il est éminemment symbolique. Cet usage est très ancien puisqu’il remonterait aux premiers siècles de l’ère chrétienne. Il avait pour but de montrer l’unité de l’Église avec le pape et l’évêque local.

La participation au même sacrifice était considérée comme un gage de communion ecclésiale. Afin d’entretenir ce lien et de souligner son importance, le pape et les évêques transmettaient à d’autres évêques ou à des prêtres des morceaux d’hostie consacrée, que les destinataires trempaient dans le calice avant de les consommer. Cet usage se perpétua notamment à Rome jusqu’au IXe siècle environ. Le dimanche et les jours de fête, le pape faisait parvenir l’Eucharistie aux prêtres en charge de célébrer la messe dans les églises de la ville en signe de communion avec le chef de l’Église et pour les conforter dans leur habilitation à célébrer la messe.

Le morceau d’hostie trempé dans le vin était donc un rappel visible et concret de lien unissant les prêtres à leurs évêques et au pape, mais pas uniquement. Ce rituel avait aussi pour but de montrer une unité dans la célébration de la messe, qui est une représentation du sacrifice suprême de Jésus sur la croix. Les catholiques ne croient pas que Jésus est sacrifié à chaque messe ; ils croient que l’Eucharistie est une participation mystique au sacrifice qui eut lieu au Calvaire.

Avant, comme les hosties étaient très grandes, elles étaient divisées en trois parties dont l’une était subdivisée en petits morceaux qui étaient distribués aux fidèles présents, transmis aux absents ou encore destinés à être trempés dans le calice à la célébration suivante. Un petit bout de l’hostie consacrée était ainsi conservé et uni au précieux Sang lors de l’Eucharistie qui suivait, vraisemblablement pour représenter la continuité du sacrifice commémoré et souligner ainsi l’unité qui existe d’une célébration de l’Eucharistie à l’autre.

C’est pourquoi les historiens pensent que pendant plusieurs siècles, deux morceaux d’hostie étaient trempés dans le calice, l’un en provenance du pape ou de l’évêque et l’autre de l’hostie d’une précédente messe.

Ce rituel permet aussi de mettre l’accent sur l’unité du corps et du sang du Christ dans l’Eucharistie, car l’hostie et le vin consacré contiennent tous deux l’entière présence du Christ, corps, sang, âme et divinité.

Enfin, il nous rappelle que chaque action du prêtre pendant la messe est le fruit de près de 2.000 ans d’histoire et de traditions ; dans la liturgie, chaque geste et chaque rite est chargé de sens et a une portée spirituelle importante.

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