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Les lieux de la Bible : Cana, le premier miracle de Jésus

Noces de Cana
Les Noces de Cana, Paolo Veronese, (1562-1563), musée du Louvre.
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À la seule évocation de Cana, les images des fameuses noces, bien sûr, viennent à l’esprit et défilent, lorsque Jésus transforma l’eau en vin lors d’un mariage auquel il avait été convié. Premier signe de Jésus en Galilée, évoqué uniquement dans l’Évangile de Jean, Cana a laissé un témoignage fort non seulement à l’égard de ses disciples, mais aussi pour toute personne méditant cet épisode émouvant que les plus grands peintres n’ont eu de cesse d’illustrer.

Si le nom du village de Cana en Galilée est inexorablement associé aux fameuses noces qui s’y déroulèrent, sa localisation de nos jours pose encore de nombreuses questions. Seul l’Évangile de Jean fait référence à cet épisode miraculeux, et deux lieux se disputent depuis la paternité d’avoir abrité cet évènement extraordinaire : Kafr Qana, en premier lieu, sur la route qui descend de Nazareth à Tibériade ; en second lieu, Khirbet Qana  à une quinzaine de kilomètres au nord de Jérusalem. Si le premier site semble avoir la préférence, le doute plane cependant encore. Il est vrai que Cana abrita dans le récit biblique un des épisodes les plus marquants de la vie de Jésus, dénommé dans la tradition chrétienne, les Noces de Cana. Des noces qu’immortaliseront bien des grands maîtres de la peinture à commencer par les célèbres « Noces de Cana » de Véronèse au Louvre, mais aussi Giotto, Crespi, David ou encore Sebastiano Ricci, ainsi que de célèbres enluminures telle celle Des Grandes Heures de Jean Ier de Berry.

Grandes heures de Jean de Berry (1409)
domaine public
Les Noces de Cana, Les Grandes Heures du duc de Berry, (1409).

Les Noces de Cana

Jésus accompagné de sa mère et de ses disciples, fut convié en la ville de Cana pour des noces. Alors que la fête battait son plein, le vin vint à manquer, injure suprême à l’hospitalité dans cet orient antique. La mère de Jésus est la première à avoir noté cela et avertit de suite son fils. Celui-ci lui répondit : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ».

Lire aussi : Les noces de Cana de Véronèse : mais où sont passés les mariés ?

La réponse brève et sèche surprend, Jésus a jusqu’alors habitué son entourage à la bonté et à la compassion extrême. Mais sa réponse n’est pas destinée aux temps présents, il songe aux raisons profondes de sa venue sur terre… Le Christ n’est pas, en effet, présent pour sustenter aux besoins terrestres, mais bien plus et au-delà, pour le seul rachat des vies en offrant le sacrifice de sa propre vie ; un sacrifice que sous-entend déjà sa réponse : « Mon heure n’est pas venue ». Cependant Marie s’adresse aux serviteurs de la fête : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Marie, sa mère, demeure confiante, assurée que la décision que prendra son fils ne pourra être que la bonne.

L’eau transformée en vin

Marie a raison puisque Jésus ordonnera, en fin de compte, que soient remplies d’eau jusqu’à ras-bord six jarres de pierre qui servaient jusqu’alors aux purifications. Et le miracle s’accomplit, en toute discrétion, l’eau se transforma en vin… Un excellent vin, même, puisque le maître du repas fit remarquer au marié : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »

Noces de Cana
domaine public
Noces de Cana, Sebastiano Ricci, 1712-1716, Nelson-Atkins Museum of Art.

Le premier signe de Jésus a opéré, fort d’une symbolique dont les chrétiens n’ont pas fini de méditer la profondeur. Eau changée en vin, et qui plus est des meilleurs, métaphore des paroles de Jésus qui réjouissent le cœur de l’homme, symbole puissant également de l’Eucharistie à venir et de l’Alliance nouvelle qu’incarne Jésus avec le peuple de Dieu. Si le vin vient à manquer, c’est l’idée même de communion qui est menacée, ce qu’écarte dans une foi éclatante le miracle de Cana.

Le message de Cana

Le message biblique délivré ainsi aux noces de Cana suscite de bien multiples interrogations, et parmi elles, notre rapport au manque. Seule Marie s’est aperçue que l’élément essentiel de la fête — et donc de l’hospitalité — allait venir à manquer et remettre ainsi en question la joie des convives. Quelle doit être l’attitude du chrétien face à ces manques du quotidien ? Continuer à « festoyer » dans l’inconscience ? Se morfondre et paniquer ? Ou bien intercéder, dans la confiance, auprès de celui qui apporte la réponse à toutes nos attentes ? C’est la voie proposée par l’épisode des Noces de Cana, une cité emplie de miracle et de foi qui ne cesse aujourd’hui encore, à quelques semaines des fêtes de fin d’année, de nous interpeller, nous chrétiens.

Lire aussi : Dans les Évangiles, avez-vous remarqué qu’on passe son temps à manger ?

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