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Dans les Évangiles, avez-vous remarqué qu’on passe son temps à manger ?

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Si l’on vous demandait quelle est la clé pour avoir une bonne santé, que répondriez-vous ? Qu’il faut entretenir sa forme physique, veiller aux saines nourritures autant pour l’esprit que pour le corps... Mais avez-vous remarqué que la Bible accorde une place très importante à l’alimentation ? Et dans les Évangiles, n’est-il pas vrai qu’on passe son temps à manger ?

Évidemment la Bible n’est pas un traité de santé ou de diététique. Pourtant les récits du Premier Testament accordent une place essentielle à la nourriture et au repas. Comme le remarque Martine Henao de Legge dans son ouvrage « Se nourrir corps et âme : la Bible et la table », le pain et le vin sont omniprésents dans les quatre Évangiles. Signes du don de la nature, ils représentent pour l’auteur « les archétypes d’une nourriture porteuse de vie. » De fait, les évangélistes mentionnent des repas champêtres où poissons et pains sont partagés en abondance. Ils évoquent la faim des disciples, ils pointent des histoires de jeûne plus ou moins respecté, de repas domestiques pris chez les uns ou chez les autres, y compris avec des convives peu recommandables ». Marc, Matthieu et Luc rapportent comment Jésus, la veille de sa mort, bénit et partage le pain et le vin en parlant de son corps et du sang de l’Alliance nouvelle…

Luc précise que Jésus accompagne ce geste d’une prescription de mémoire à laquelle toutes les communautés chrétiennes sont encore fidèles aujourd’hui. Après les récits de la Résurrection, il est encore question de nourriture. Jésus grille des poissons sur les rives du lac de Galilée. Il partage le pain dans une auberge à Emmaüs, près de Jérusalem… En somme, un art de vivre qui mène vers le choix d’une vraie vie.

Se nourrir pour vivre et pour guérir

Aujourd’hui encore, le partage du pain reste au cœur du rituel liturgique dans les Églises Chrétiennes. L’hospitalité eucharistique représente « un enjeu essentiel pour la vie des communautés et de leurs fidèles », selon Martine Henao de Legge. On le comprend mieux quand on se souvient de la fonction première de la nourriture : c’est elle qui entretient en nous la vie. Notre organisme choisit instinctivement la vie. De la sorte, il s’inscrit déjà dans l’observance d’une des paroles les plus fortes du Premier Testament :

« Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix et en t’attachant à lui » (Deutéronome 30, 19-20).

Mais lorsque le chemin qui conduit à la vie est trop difficile, lorsqu’on s’égare, lorsqu’on tombe malade et que l’on ne peut plus marcher, la nourriture est alors « offerte dans sa dimension thérapeutique ». Dans ce passage où Jésus, après avoir réveillé la fille de Jaïre, recommande aux parents de lui donner à manger. Il annonce sans détours la dimension vitale de la nourriture autant sur le plan physique que spirituel :

« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » (Jn 6, 35-36)

L’Évangile de saint Jean : la soif d’une vie en plénitude

Différent des trois autres récits des premiers témoins du Christ, l’Évangile de saint Jean parle abondamment de la nourriture et de la boisson. Comme le souligne Martine Henao de Legge, Jean nous raconte ces noces que Jésus et sa mère honorent de leur présence au point que Jésus y transforme l’eau en vin. Plus loin, à l’occasion d’une rencontre entre Jésus et une femme à proximité d’un puits, il est question d’une eau qui étanche toute soif. Enfin, saint Jean rapporte longuement les paroles où Jésus se présente lui-même comme une nourriture à manger ! L’évangéliste, contemporain des communautés chrétiennes de la fin du 1er siècle, les invite alors à témoigner à leur tour : « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ.» (1,Jean 1, 3). Ils sont les témoins de la transformation de la pénurie en abondance. Comme celle de l’eau en vin à Cana de Galilée.

Rappelons-nous. À Cana, par l’intermédiaire de Marie, Jésus est invité avec ses disciples à une noce. Sa mère constate que le vin manque. La fête risque d’être compromise. Marie prend les choses en main. Elle interpelle son fils, qui n’a pas semblé avoir remarqué cette pénurie de vin. Écoutant sa mère, il donne aux serviteurs l’ordre de remplir d’eau les six énormes jarres destinées à l’eau de purification. Ceux-ci s’exécutent. Jésus leur demande alors de porter cette eau au maître du repas pour qu’il la goûte. Ce dernier ignore la provenance de la boisson qu’on lui donne à goûter. Néanmoins, il constate que ce vin est d’une qualité nettement supérieure au précédent. Comme le remarque Martine Henao de Legge « il s’en étonne près du marié pendant que nous, lecteurs, nous nous étonnons de constater l’absence de la mariée ! De quelle alliance cette histoire veut-elle nous parler ? De quel type de noce s’agit-il ? Qui sont les époux qui s’engagent dans une histoire d’amour et de fidélité pour donner la vie ? », se demande l’auteur.

Boire le vin de Cana, c’est goûter l’amour divin

Selon la lecture du récit des noces de Cana, nous apprenons que l’eau portée au maître de maison provient des jarres en pierre, situées hors de la maison. Or, lorsque le maître de maison absorbe cette boisson, l’eau est devenue un vin excellent ! Jésus transforme en vin l’eau destinée à une ablution corporelle, concrète, réelle et symbolique. « On peut comprendre que Jésus annonce que l’eau destinée à la purification extérieure transforme la vie intérieure de celui qui reçoit le don de Dieu. Le vin donné en abondance, avec une générosité sans limite, est figure d’une joie nouvelle, celle à laquelle la tradition juive, métaphoriquement, prête le goût du vin », conclut l’auteur. Celui qui prend le risque de boire la boisson qui réjouit le coeur, c’est-à-dire l’amour divin, c’est celui qui accepte de se laisser sanctifier intérieurement. Il découvre alors que cette sanctification est source d’une joie qui vient d’ailleurs. Une joie que procure le vin divin, symbole de l’amour de Dieu.

« Se nourrir corps et âme : la Bible et la table », Martine Henao de Legge, Médiaspaul, (mai 2019)

©Médiaspaul
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