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Saints Crépin et Crépinien, des missionnaires bien chaussés

Chapelle Notre-Dame de Châteaulin (Finistère). Détail du tableau de saint Crépin et saint Crépinien, offert à la chapelle en 1669 par Julien Quintin (confrérie des cordonniers).
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Patrons des cordonniers, des tanneurs et des professionnels du cuir, saints Crépin et Crépinien, martyrs à Soissons, sont fêtés le 25 octobre. Leur histoire témoigne que la mission d’évangélisation prend parfois des voies originales.

Crépin et Crépinien étaient frères et l’on connaît leur vie grâce à la tradition. Venus de Rome au IIIe siècle, ils ont émigré en Gaule, plus précisément à Soissons, où ils exerçaient le métier de cordonniers. Ils se servaient de leur profession pour évangéliser et l’on peut dire qu’ils y mettaient du temps, du talent et du cœur, travaillant d’arrache-pied à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Ils chaussaient les pauvres gratuitement, et de leur côté, les riches appréciaient leurs souliers. Agréables et bons travailleurs, les deux frangins s’attiraient inévitablement la sympathie de leur clientèle.

Ni une ni deux, ils ont bien sûr fini par se faire remarquer (sans surprise). Arrêtés en raison de leur foi, ils ont été conduits à l’empereur Maximien qui a ordonné leur mise à mort. Selon les différentes traditions, on dit qu’ils ont été décapités ou que leurs bourreaux leur ont coupé la peau en lanières. Toujours est-il que leur culte est devenu très populaire. De nombreuses églises portent leur nom, notamment dans le nord de la France, ainsi que plusieurs confréries ouvrières. Ils sont également les patrons des artisans qui travaillent le cuir (cordonniers, tanneurs, gantiers, selliers…). Nul ne dit qu’il faut les prier pour trouver chaussure à son pied, mais vous pouvez toujours essayer…

En images : Les pires supplices des saints