Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Le dernier hommage aux victimes de l’attaque à la préfecture de police de Paris

web2-aupetit-capture-kto.jpg
Capture I KTO
Mgr Aupetit.
Partager

Après l’hommage présidé par Emmanuel Macron dans la cour de la préfecture de police de Paris, une messe a été célébrée par Mgr Michel Aupetit, ce 8 octobre, en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois. « Nous avons prié pour les victimes, les familles présentes et nos collègues », confie à Aleteia Simon-Marcel Martinon. Policier, il a été ordonné diacre permanent samedi 5 octobre. « Quels que soient nos statuts et nos grades, nous avons tous été marqué par cette attaque commise par l’un des nôtres ».

Ils étaient nombreux, famille, amis, anonymes ou collègues, à rendre un dernier hommage, ce mardi 8 octobre en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, aux quatre policiers assassinés dans l’enceinte de la préfecture de Police. « Les événements qui viennent de se produire et nous laissent sans voix nous mettent dans un état de sidération comme à chaque fois qu’il y a un attentat de ce genre, un attentat terroriste, un attentat aveugle », a déclaré l’archevêque de Paris Mgr Aupetit, au début de son homélie. « Comment comprendre la haine qui peut s’emparer du cœur d’un homme et qui l’amène à tuer ? », s’est-il interrogé. Ordonné diacre permanent samedi 5 octobre, Simon-Marcel Martinon, également fonctionnaire de police à la préfecture de Paris, était aux côtés de l’archevêque lors de la célébration. « Nos prières vont vers Dieu, qu’il y ait la paix pour qu’elle puisse pénétrer les cœurs de chacun », confie-t-il à Aleteia.

Aleteia : Pour quoi avez-vous prié lors de cette messe d’hommage ?
Simon-Marcel Martinon : Nous avons prié pour les victimes, les familles présentes et nos collègues. Quels que soient nos statuts et nos grades, nous avons tous été marqués par cette attaque commise par l’un des nôtres, pour qu’un mal-être ne s’installe pas. Nos prières vont vers Dieu, pour qu’il ne règne pas un climat de suspicion, de peur entre nous mais un climat de paix. Et que cette paix puisse pénétrer les cœurs de chacun.

Comment avez-vous réagi en apprenant cette tragique attaque ?
Quand j’ai appris cette terrible nouvelle, aussi bien mes collègues que moi-même avons été abasourdis. Ça a été une forme de choc : on ne s’attendait pas à ce qu’une attaque vienne de l’intérieur. Nous sommes préparés pour faire face à des attaques de l’extérieur mais qu’un acte aussi odieux soit commis par un collègue… Cette attaque nous rappelle que la vigilance est permanente.

« Être en face d’un policier suscite chez certains une envie de déverser leur sentiment de révolte, d’injustice sur lui. »

Depuis le début de l’année il y a déjà eu 52 suicides de policiers, une « marche de la colère » était organisée pour dénoncer les conditions de travail… Cette attaque n’est-elle pas le « coup de trop » porté à la profession ?
Il n’y a aucun lien entre cette attaque et la marche de la colère. Mais il est vrai que notre profession est déjà durement éprouvée par le nombre de suicides, cet état de fatigue que nos collègues ressentent depuis l’attaque de Charlie Hebdo. Avec le plan vigipirate et plus récemment les Gilets jaunes, la charge de travail des policiers a augmenté considérablement. Et on constate qu’ils reçoivent bien souvent toute la violence qu’ont les gens en eux. Être en face d’un policier suscite chez certains une envie de déverser leur sentiment de révolte, d’injustice sur lui. Et c’est extrêmement dur à vivre au quotidien.

web2-ordinations-diacres-diocese-de-paris.jpg
Yannick Boschat I Diocèse de Paris
Ordinations de diacres permanents 2019.

Vous venez d’être ordonné diacre permanent en plus d’être policier. Qu’est-ce que cette double-casquette change dans votre quotidien ?
Avant d’être ordonné diacre beaucoup de mes collègues connaissaient déjà mes convictions, mes engagements. Sans clamer en permanence ma foi, ils savaient qu’auprès de moi ils trouveraient une oreille attentive. L’ordination en tant que diacre permanent me permet d’ancrer plus profondément mon engagement. Je continue à être où il faut être dans le cadre de mon métier, mais j’y suis et j’agis en tant que témoin du Christ et transmetteur de sa lumière. Il y a un dénominateur commun entre le métier de policier et la vocation de diacre : c’est la paix. En s’engageant dans la police on s’engage à faire venir la paix sur le territoire, à faire en sorte que nos concitoyens puissent vivre dans un climat apaisé. En étant ordonné diacre, je suis aussi un gardien de la paix, un transmetteur de cette paix qui vient de Dieu.

Découvrez ces saints patrons des métiers à haut risque :
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]