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Des diacres dans la dernière ligne droite

©J de Spéville
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Si le mois de septembre est traditionnellement le temps de la rentrée des classes et de la reprise des activités, dans certains diocèses, c’est également le temps des ordinations diaconales en vue du sacerdoce. Ainsi, une quinzaine de diacres viennent d’être ordonnés en Île-de-France. Pour ces hommes qui ont fait le choix de consacrer leur vie à Dieu, il s’agit d’une étape centrale. Mais finalement, le diaconat, qu’est-ce que c’est ?

Attablé ainsi, lunettes perchées sur le nez, doudoune sans manches, mine souriante et concentrée, on croirait voir un étudiant en droit à Nanterre. Pourtant, son dada à lui, c’est plutôt la théologie. Séminariste en sixième année, Stéphane de Spéville, 29 ans, enfourche chaque semaine son vélo pour s’asseoir sur les bancs de la faculté Notre-Dame des Bernardins, située dans le Quartier Latin. Là-bas, entre colonnes et voûtes arquées, il étudie la théologie. Une réalité rendue possible grâce au soutien de l’Œuvre des Vocations qui a pour mission principale de financer la formation des séminaristes des huit diocèses d’Île-de-France. Le jeune homme a été ordonné diacre en vue du sacerdoce le 22 septembre dernier pour le diocèse de Paris. Un moment que cet ancien étudiant en architecture attendait avec hâte. Juste avant son ordination, il se confiait à Aleteia. « Il y a une vraie impatience à prononcer ce “oui” entier qui va me permettre de me consacrer au Christ, à l’Église. À partir du diaconat, on est vraiment donné à cette mission ».

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Finalement, être diacre en vue du sacerdoce, cela consiste en quoi ? L’ordination diaconale est une étape cruciale dans la vie du séminariste. Un sacré changement. Le futur prêtre s’engage au célibat, à rester fidèle à son évêque, à garder un cœur simple et plein de charité, à servir la parole de Dieu, à prier la liturgie des Heures. Il peut également célébrer un baptême et recevoir les consentements lors d’un mariage. Un engagement qui n’est pas anodin et qui le prépare à être prêtre.

« Le diacre, c’est le serviteur »

Aujourd’hui vicaire à Notre-Dame de l’Arche d’Alliance, dans le XVe arrondissement, le père Francisco Borja Dolz, 32 ans, a été ordonné diacre en septembre 2016. Neuf mois plus tard jour pour jour, il est devenu prêtre. « Le temps d’une grossesse », lance en riant ce prêtre originaire de Barcelone. Une image qui n’est pas anodine car le diacre est un prêtre en devenir. Pour le père Francisco Borja Dolz, « si on est prêtre, on est toujours diacre. Le diacre, c’est le serviteur. Il se met au service de sa communauté. Ce qui m’a touché, c’est le don de soi. C’est ce jour-là que l’on devient consacré. On donne tout. C’est le don de nous-mêmes au Seigneur pour nos frères et sœurs. J’ai été marqué le service de la Parole. C’est à partir de là que j’ai commencé à faire des homélies. Il faut travailler les textes, s’adapter à chaque assemblée et c’est un exercice assez difficile. Lorsque l’on fait une homélie, on donne de sa personne. Pendant l’Avent, mon curé m’avait demandé de prêcher chaque dimanche. C’était assez exigeant mais en même temps beau de nourrir une communauté pendant une période liturgique ».

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Autre changement notable pour le séminariste ordonné diacre : « C’est à partir du diaconat que l’on s’habille en prêtre. On est repéré comme des religieux », poursuit-il. Avec le col romain apparaît un signe visible qu’il n’y avait pas avant. « On se sent très porté par les gens. Quand on est séminariste, on est un peu caché. Là, on sent davantage l’amour du peuple de Dieu. À mon ordination diaconale, j’ai vu beaucoup de gens de la paroisse que je ne connaissais pas. Je me suis vraiment senti porté par les paroissiens », conclue-t-il.

Si le diaconat donne une nouvelle dynamique à son existence, de son côté Stéphane de Spéville n’en continue pas moins de mener une vie plutôt normale. Il habite avec une quinzaine d’autres diacres et jeunes prêtres dans la Maison de Saint-Germain-l’Auxerrois (Ier arrondissement). Dans cette super coloc pour hommes de Dieu, tous vivent comme à la maison en se partageant les tâches quotidiennes. Diacre ou prêtre, chacun a droit à son tour de cuisine et de ménage. Une autre façon de se préparer à leurs missions futures. « Nous sommes appelés à vivre ensemble. Je découvre de nouvelles personnes. Parfois, cela frotte un peu, mais on apprend à se découvrir autrement. Nous ne nous sommes pas choisis mais nous apprenons à nous recevoir les uns les autres comme des frères, en apprenant à passer un peu au-delà des travers et des manies des autres. La vie comme diacre ou comme prêtre, on ne peut pas la vivre seul ».

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