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Vivre le Carême quand on est séminariste

Ordinations sacerdotales, cathédrale Notre-Dame de Paris.
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Au séminaire, l’enseignement de l’Église ne s’acquiert pas en un clin d’œil. Entre cours de philosophie et de théologie, la formation intellectuelle, spirituelle et humaine est dense. Mais le séminaire ne se résume pas à cela. Appelés à être les pasteurs de demain, les séminaristes, qui bénéficient du soutien de l’Œuvre des vocations, profitent de cette longue formation pour discerner sur leur futur engagement. Et le temps du Carême est pour eux un temps propice pour réfléchir davantage à leur sacerdoce.

Désert idéal pour se retrouver avec soi-même et en tête-à-tête Dieu, le Carême est également un temps propice pour réfléchir à sa vocation. « Au séminaire, le discernement se fait à chaque instant et c’est le Christ qui m’aide à y voir plus clair. Avec le Carême, je vois davantage la nécessité de lui redonner cette place, trop souvent grignotée par les activités du quotidien », confie Raoul, 32 ans, séminariste en deuxième année de théologie au diocèse de Nanterre. Pour Florian, 25 ans, séminariste en première année de théologie au diocèse de Pontoise, le Carême est l’occasion de tout mettre sur la table et se poser les bonnes questions : « Il y a un combat pour persévérer dans la vie de prière, dans les études, dans la vie communautaire et dans nos services en paroisse ou ailleurs », confie-t-il avec sincérité.

Se recentrer sur l’essentiel

« Le Carême intensifie ce que nous vivons durant les six années de séminaire : un dépouillement pour gagner en maturité spirituelle et pour s’attacher à Dieu seul », précise Florian. « Je vois également ces quarante jours comme un long sacrement de la réconciliation : c’est à la fois difficile mais libérateur car ma relation à Dieu, aux autres et à moi-même se renoue », ajoute-t-il. Pour Raoul, le Carême est un temps qui permet de prendre du recul et de reconstruire une juste relation dans tous les domaines de la vie. « Le Carême est vraiment ce temps favorable pour redonner toute la place au Christ », confie-t-il.

Entre le jeûne et la prière, les séminaristes profitent donc de ce temps pour mettre Dieu au centre de leur priorité et réaliser quelques efforts. Car oui, eux aussi sont attirés par quelques tentations par toujours faciles à maîtriser. « Je profite du Carême pour jeûner une fois par semaine mais aussi pour couper Facebook et passer moins de temps sur mon téléphone portable », confie Florian, qui, comme beaucoup de jeunes de sa génération, a tendance à surfer trop longtemps sur les réseaux sociaux. « Je soigne ainsi ma vie spirituelle en lisant davantage et en pratiquant l’oraison ». Pour Raoul, le Carême est l’occasion de ressembler chaque jour un peu plus au Christ : « Je fais plus attention à la manière dont j’écoute les autres et j’essaye d’être plus patient ».

Des petits efforts… même pour les séminaristes

Outre ces petits efforts personnels, choisis librement par les séminaristes et avec l’aide de leur père spirituel, le séminaire favorise également ce temps du Carême par la mise en place de moments privilégiés et une liturgie plus sobre. « Nous avons eu la chance de démarrer le Carême par une récollection. 36 heures en silence avec Mgr André Vingt-Trois comme prédicateur, confie Florian, et tous les quinze jours, le supérieur nous donne une conférence spirituelle ». Au séminaire de Nanterre, récollection, jeûne et temps d’adoration prolongé du Saint Sacrement sont organisés tout au long de ces quarante jours. Les bonnes actions sont également de mise ! « À chaque Carême, toute la communauté du séminaire est invitée à apporter une aide financière à une association. C’est l’occasion pour nous de travailler notre rapport aux biens matériels en faisant des dons », ajoute Raoul.

Au séminaire de Paris, la Semaine sainte est l’occasion d’inviter ceux qui se poseraient la question de la vocation. Ainsi les jeunes hommes qui le souhaitent, âgés de 18 à 35 ans, sont accueillis pendant le Triduum pascal pour vivre trois jours auprès des séminaristes, du Mercredi saint jusqu’au dimanche de Pâques. Au programme : prières, vie en communauté avec les séminaristes, aide durant les différentes célébrations…

Si la Carême  est un temps nécessaire pour se préparer à la joie de Pâques, il est aussi celui de l’introspection. Dans ce désert de quarante jours, Florian y voit l’occasion de purifier sa réponse face à l’appel du Christ : « Est-ce que tu me suis vraiment Moi ? Ou cherches-tu d’abord la reconnaissance et la réussite ? Es-tu prêt à servir mon Corps qu’est l’Église, même s’il est meurtri ? Es-tu prêt à renoncer à être le prêtre que tu aimerais être pour être tel que tu es ? » Voilà autant de questions posées pour cheminer avec sincérité vers la voie de la prêtrise.

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