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Splendeurs et misères de « Downton Abbey » au cinéma

Downton Abbey
Jaap Buitendijk - © 2019 Focus Features - IMDB
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La série culte de « Downton Abbey » s’est offert le grand écran, nous emportant dans son tourbillon fantasque, raffiné, grandiose et délicieusement anglais. Diffusée de 2010 à 2015, la série manquait au paysage audiovisuel. Et la sortie du film permet de retrouver l’univers des Crawley dès le 25 septembre.

La création de Julian Fellowes arrive à son terme. Parce qu’il faut savoir laisser les bonnes choses là où elles sont restées, le long-métrage n’ajoute pas grand chose à l’appréciation générale de Downton Abbey. Couronnée par trois Golden Globes et quinze Prime Time Emmy Awards, elle est entrée au Guiness des records de la série ayant récolté les meilleures critiques de la télévision.

Si le père de la série était parvenu à se surpasser après Gosford Park (2001), écrit spécialement pour le très regretté Robert Altman, il s’est sans doute laissé prendre par la nostalgie de terminer cette aventure ou de devoir y revenir. Il reprend d’ailleurs un élément clef de ce chef-d’œuvre en se focalisant sur le rapport des domestiques à leurs employeurs, source de moult péripéties. Le scénario nous surprend heureusement toujours assez par son humour, surtout quand il sort de la bouche de Maggie Smith. Et l’on retourne avec plaisir dans l’antre du domaine, où se jouent des petits drames de rien qui prennent des proportions immenses.


Downton Abbey, ses rêves, son chic et l’art de l’entregent

En 1927, bien des choses ont changé à Downton Abbey depuis le mariage d’Edith. Mais le plus important est l’arrivée inopinée du couple royal, mettant en branle toute la maisonnée, de haut en bas. Le drame, — et la ficelle humoristique surtout — est que le roi et la reine ne se déplacent jamais sans leurs propres domestiques. Un jeu de pouvoir va s’enclencher entre ces derniers et ceux de la maison, pour se disputer le service royal. Pendant ce temps, l’aristocratie anglaise se pare de ses dons de suggestion, de son art de la conversation et des bonnes manières pour arriver à ses fins ou arrondir les angles. La plupart des personnages de la série arrivent à entrer en scène, selon une composition du scénario tirée au cordeau. Plusieurs intrigues s’entremêlent alors, sans qu’il soit possible de savoir laquelle a plus de prévalence sur les autres. Mais peu importe, le beau monde de Downton Abbey ressuscite pour un moment sous nos yeux, avec une efficacité imparable et des scènes au goût de thé anglais dans lequel on aurait mis du whisky à la place du lait.

Derrière toute cette agitation, une réflexion surgit néanmoins. Celle du passage de la tradition au nouveau monde, de la vie organisée et démesurée au sein du manoir à une existence plus souple et moins contraignante. Mais les domaines transmis de génération en génération sont la garantie de l’indépendance de la noblesse, selon la devise « être libre et servir » de l’aristocratie anglaise, peu importent les coûts donc, peu importe l’effort.

Downton Abbey, réalisé par Michael Engler et écrit par Julian Fellowes, 2h03, sortie le 25 septembre 2019.

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