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Vous savez que vous en faites trop quand…

© Shutterstock
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Dans la Bible, Jésus nous met en garde plusieurs fois contre les excès de zèle : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux », nous dit-il ainsi. Il nous avertit même que les plus zélés commettent en réalité le mal. (Mt 7, 21-22). Alors comment éviter ces écueils contre lesquels le Christ lui-même nous met en garde.

Jésus est particulièrement sévère à l’égard de ceux qui se cachent derrière des faux-semblants. Alors comment savoir quand, nous aussi, nous faisons de l’excès de zèle mais que notre foi n’est pas sincère ?

Quand notre pratique religieuse interfère avec notre état de vie

La messe du dimanche est obligatoire, mais celle de semaine ne l’est pas. Dieu préfère que l’on remplisse les obligations qui incombent à notre état de vie plutôt que l’on y déroge pour aller à la messe du jour, aux vêpres ou à l’adoration. Si vous êtes étudiant, les études passent avant la messe du soir. Si vous êtes parent, votre famille et votre travail sont prioritaires.

Quand notre piété compte pour notre propre gloire et non celle de Dieu

Jean-Baptiste avait une foule nombreuse qui le suivait, mais le moment venu, il se mit en arrière-plan en disant : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » (Jn 3, 30). Saint Benoit Labre, aussi appelé « le Vagabond de Dieu », est un autre exemple d’humilité. Ce saint mendiant du XVIIIe siècle pouvait passer des heures agenouillé en prière, mais lorsqu’il entendait quelqu’un arriver dans la chapelle, il s’asseyait immédiatement. Il ne voulait pas qu’on le voie dans une position de piété car il craignait que cela ne l’incite à prier ainsi pour les apparences, et non pour Dieu.

Lire aussi : Saint Benoît-Joseph Labre, le détachement poussé à l’extrême

Saint Josemaria Escriva, fondateur de l’Opus Dei, écrivit : « Ne souhaite pas ressembler à la girouette dorée de ce grand édifice ; si brillante et si haute soit-elle, elle ne compte guère pour la solidité de l’ouvrage. Sois plutôt comme la vieille pierre de taille, enfouie dans les fondations, sous terre, là où personne ne te verra : grâce à toi la maison ne s’écroulera pas. »

Quand nous prions plus en public qu’en privé

Jésus nous a dit : « Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » (Mt 6, 6) Il est facile de prier en groupe, pendant de grands événements, à la messe… mais accordons-nous du temps à la prière personnelle ? Prions-nous dans le secret ?

©Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC

Prenons l’exemple de Jean Paul II. Bien sûr, nous l’avons tous vu prier publiquement. Mais Monseigneur Slawomir Oder, qui fut en charge de sa cause en canonisation, révéla ce détail de la vie privée du défunt pape polonais : Très souvent, Jean Paul II dormait à même le sol de sa chambre en guise de mortification, mais il froissait ses draps pour donner l’impression d’avoir dormi dans son lit. Il faisait cela pour Dieu seul, sans que personne d’autre n’ait à le savoir. C’est ainsi que nous avons à vivre notre vie spirituelle.

Quand nos gestes de piété n’ont plus vraiment de sens

En tant que catholiques, nous nous agenouillons devant le tabernacle, car il est l’écrin de la Présence Réelle de Jésus-Christ, notre Roi et Seigneur. Pour la plupart d’entre nous, cela signifie que nous faisons une génuflexion en direction du chœur de l’église avant de nous assoir à notre place.

Lire aussi : Quand s’agenouiller devant le Saint-Sacrement devient un acte missionnaire

De ce fait, la plupart des gens s’agenouillent avant de s’installer même si le tabernacle est placé ailleurs et qu’il n’y a donc pas de raison d’effectuer ce geste à ce moment-là. Ils le font par habitude, sans réfléchir. Méfions-nous de ces gestes que nous effectuons en oubliant le sens qu’ils comportent. Sinon, ils deviennent creux voire superstitieux.

Quand notre pratique religieuse nous épuise

Si l’on observe les mouvements hérétiques à travers l’histoire, on remarque qu’ils suivent souvent le même schéma : Un groupe de personnes découvre une voie permettant d’accéder à une expression plus pure et plus intense de la foi. Ce groupe est plus exigeant à l’égard des fidèles que ne l’est l’Église. Souvent, ces phénomènes connaissent un essor soudain avant de s’étioler quand les personnes se rendent compte que la discipline exigée n’est pas tenable.

Certains pensent que l’on est un mauvais catholique si l’on ne va pas à la messe du jour, que l’on ne prie pas les offices ou que l’on ne consacre pas un temps quotidien à l’adoration. Mais bien souvent ces mêmes personnes s’épuisent à faire tout cela et n’en retirent plus aucun bénéfice ni aucune joie.

Méfions-nous de ceux qui prennent de simples recommandations pour des obligations, ou en viennent à interdire des choses que l’Église autorise.

Quinze conseils de grands saints pour passer de l'arrogance à l'humilité :
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