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Élargissement de la PMA : les « réserves » de l’Académie de médecine

CHRISTOPH BURGSTEDT / PHOTO SCIENCE / CBR / Photothèque scientifique
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L’Académie nationale de médecine a émis de sérieuses réserves quant à l’élargissement de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules en raison des conséquences que cela pourrait avoir sur l’enfant. Des propos, développés dans un rapport publié ce 21 septembre, qui interpellent alors que le projet de loi bioéthique sera débattu à l’Assemblée nationale à partir du 24 septembre.

« La conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant », a affirmé l’Académie nationale de médecine dans un rapport publié ce samedi 21 septembre. Alors que le débat sur le projet de loi démarre ce mardi 24 septembre à l’Assemblée nationale, l’Académie a souligné que si son but n’est pas de « donner un avis » sur une « mesure sociétale », elle « estime de son devoir de soulever un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales ».

Un avis largement adopté

L’Académie estime ainsi que « de plus en plus malmenée par les évolutions sociétales, la figure du père reste pourtant fondatrice pour la personnalité de l’enfant comme le rappellent des pédopsychiatres, pédiatres et psychologues ». Si elle « reconnait la légitimité du désir de maternité chez toute femme quelle que soit sa situation », elle affirme qu’« il faut aussi au titre de la même égalité des droits tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible ». Cet avis sur la loi de bioéthique, dont l’ouverture de la PMA est la mesure la plus symbolique, a été adopté en séance par l’Académie mardi 17 septembre, par 69 voix pour, 11 contre et 5 abstentions.

Lire aussi : PMA : l’éviction de la paternité, une tromperie et une injustice

« Les psychiatres, les pédopsychiatres et les psychologues, en très grande majorité, nous disent : ‘nous serions bien en peine de dire dans le détail ce qu’apporte la présence d’un père, mais en revanche, nous savons parler des conséquences de l’absence d’un père’ », a affirmé Jean-François Mattei, ancien ministre de la Santé et vice-président de l’Académie nationale de médecine, au micro d’Europe 1. « Quand il n’y pas de père biologique, qu’il n’y a pas de père social, qu’il n’y a pas de père parent, on est quand même dans une situation qui est nouvelle. C’est pour ça que nous parlons d’une rupture anthropologique. Et nous sommes dans l’inconnu », a-t-il insisté.

L’Académie s’est également exprimée sur les évaluations menées dans des pays anglo-saxons et européens ne relevant pas de risque spécifique pour l’enfant, jugeant les données « pas très convaincantes » sur le « plan méthodologique ». Elle demande donc que soient réalisées des études « en milieu pédopsychiatrique à partir d’enfants privés de pères, parmi lesquels ceux issus de l’aide médicale à la procréation (AMP) pour femmes seules ou en couple », pour permettre d’évaluer le devenir de ces enfants « au nom du principe de précaution si souvent évoqué pour des sujets d’importance moindre ».

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