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Pour son sculpteur, « la Croix a fait ce qu’elle avait à faire, résister face au feu »

AFP
La croix qui est restée intacte et signe d'Espérance. L'oeuvre de Marc Couturier.
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Dressée au milieu des décombres, étonnamment lumineuse… Au lendemain de l’incendie, le monde entier a découvert la croix glorieuse du chœur de Notre-Dame de Paris. Son cliché a été partagé des millions de fois. Comme un symbole d’Espérance resté intact malgré le ravage des flammes. « L’art a survécu au feu », confie à Aleteia le sculpteur.

C’est au fond du chœur, juste derrière l’autel principal et La Pietà, œuvre majestueuse de Nicolas Coustou qui date de 1723, que La Croix et la Gloire du sculpteur Marc Couturier s’élève. Elle est harmonieusement encadrée par une arche. Les anges veillent de chaque côté, non loin des statues de deux rois agenouillés, Louis XIV à gauche, sculptée par Coysevox, Louis XIII, à droite, sculptée par Guillaume Coustou, les deux datant de 1715.

Réalisée en 1994 par le sculpteur Marc Couturier, la croix glorieuse de Notre-Dame de Paris a miraculeusement échappé aux flammes de l’incendie de la cathédrale. Le lendemain de ce dernier, croyants ou non-croyants, des internautes bouleversés ou impressionnés ont partagé l’image de la croix en or du chœur de la cathédrale, restée intacte au dessus des gravas encore fumants…

« La foi est au-delà des pierres »

D’innombrables commentaires témoignent de la force du symbole de cette croix lumineuse scintillant au fond d’une nef détruite et défigurée : « La foi est au-delà des pierres » , « Elle resplendit dans le chaos », « Un signe fort de notre foi », « Dans l’épreuve, la croix du Christ est victorieuse »… Nombreux également, ceux qui partagent la photo sans aucun mot car, comme l’écrit dans son tweet l’abbé Grosjean, « cette photo vaut toutes les homélies ».

« La croix a fait ce qu’elle avait à faire. Résister face au feu »

Pour de nombreux connaisseurs, cette croix serait l’une des œuvres les plus réussies de l’art sacré contemporain. Recouverte de feuilles d’or, elle a été réalisée en bois ignifugé (le samba, résistant au feu, ndlr). Son auteur est le sculpteur bourguignon Marc Couturier. Contacté par Aleteia, il se réjouit de voir qu’elle a survécu aux ravages de l’incendie « Le grand orgue, les sculptures, les vitraux qui sont la fusion de la lumière et de la couleur. L’art a survécu au feu, souligne-t-il. Je n’étais pas trop inquiet car je savais que l’architecture la protégerait. La voûte et les piliers qui constituent le chœur sont très solides, tout comme le triforium. Bien sûr, si la grande nef s’était effondrée, cela aurait été beaucoup plus difficile. Finalement, la croix a fait ce qu’elle avait à faire. Résister au feu et s’inscrire dans l’histoire. » Cependant l’artiste ne pensait pas qu’elle rayonnerait à ce point là. « C’est mystérieux, c’est très étrange ! Car elle n’est pas éclairée… cette lumière qui émane de la croix, c’est étonnant… Elle remplissait son devoir : resplendir dans la nuit et dans le chaos ».

Lire aussi : Notre-Dame de Paris : pourrait-on reconstruire la flèche à l’identique ?

Pour les plus jeunes, cette croix semble être là depuis des décennies. Et pourtant, son installation est récente, fruit de la volonté de l’ancien archevêque de Paris, le Cardinal Lustiger. Depuis la disparition de la croix au XIXème siècle pendant les travaux conduits par Viollet-le-Duc, il n’y en avait plus dans le chœur de Notre-Dame. « Mgr Lustiger s’est battu pour avoir cette croix, assure Marc Couturier. II tenait à une œuvre contemporaine ». Cet artiste sculpteur et plasticien a été choisi parmi quatre candidats, dans le cadre d’un concours initié par le diocèse de Paris, en partenariat avec la commande publique de l’État. « Ce n’était pas facile pour Mgr Lustiger d’initier le concours, il y avait de l’adversité. Personne ne voulait de croix contemporaine », confie son auteur. « Et maintenant, quand je la regarde, si lumineuse, je pense beaucoup à lui, à sa détermination. Cette croix, c’est aussi son œuvre ».

« Notre-Dame de Paris ? J’y ai vécu un certain temps la nuit, confie Marc Couturier à Aleteia. J’ai un lien particulier avec elle. Notre-Dame est jalonnée de faits mystérieux. Et c’est un peu ce qui est naturel pour elle… Nous y passions des heures pour élaborer la structure de l’œuvre. Il fallait des maquettes grandeur nature que l’on ne pouvait installer que la nuit, quand les visiteurs étaient absents. Parfois l’organiste venait vers 2 h du matin et jouait avec une force saisissante… C’était mystique ».

En images : l'intérieur de Notre-Dame de Paris après l'incendie :

 

 

 

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