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Jean-Paul Béchu, l’entrepreneur qui a découvert la recette du bonheur

Jean-Claude Béchu
© Artège
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Dans « Une revanche sur la vie », Jean-Paul Béchu, chef d’entreprise accompli, raconte comment il a su tirer parti d’une enfance cabossée et construire sa vie d’homme. Pleine de rebondissements, son existence a des allures de roman d’aventures. À travers son histoire, il veut témoigner d’une espérance solidement enracinée.

L’œil pétillant et la moustache frétillante, Jean-Paul Béchu a tout d’un homme accompli. Baroudeur, entrepreneur, époux, père de famille et homme engagé, la vie semble lui avoir souri à pleines dents. Et pourtant, ce gaillard de 61 ans n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Ce qui ne l’a pas empêché d’appréhender la vie comme un merveilleux présent. « J’ai reçu un cadeau assez incroyable de la part du Bon Dieu qui m’a saisi par le col », témoigne-t-il. Abandonné par sa mère à l’âge de 1 an, le petit garçon puis l’adulte n’a eu de cesse de se battre pour se prouver et prouver au monde qu’il était digne d’être aimé. « Mon manque d’amour a créé une blessure quasi irréparable, qui m’a donné envie de prouver aux autres que je méritais l’amour et la reconnaissance », explique-t-il.

Le service : le secret du bonheur

Adopté par une famille pas toujours aimante, l’enfant tarde à trouver sa place. La découverte du scoutisme est fondamentale pour lui. « C’est lui qui m’a mis debout, qui a été ma colonne vertébrale. J’ai pu trouver une place et me rendre utile auprès des autres. L’uniforme me permettait de ressembler à celui que je voulais devenir alors qu’au fond de moi, j’étais une vraie canaille ». À l’âge de 13 ans, il perd son père adoptif. Nouveau deuil. « J’en voulais à la terre entière ». Mais un deuxième événement vient bouleverser sa vie. Un après-midi, un camarade de pension l’emmène visiter une vieille dame isolée. « J’ai alors compris que malgré mes fragilités, je pouvais rendre les autres heureux. Cela m’a appris le secret du bonheur ».

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Du scoutisme, il a appris l’essentiel : « J’ai appris que si le souhait que l’on a en dirigeant est de faire le bien individuel avant le bien collectif, alors on arrive à accomplir des choses incroyables ». Son amour du scoutisme le conduira plus tard à accepter des responsabilités chez les Scouts unitaires de France, notamment comme commissaire général. En tant qu’adulte, il voit cela comme une véritable planche de salut pour les jeunes. « Le regard que posent les jeunes sur nous nous donne envie de ressembler à cette image qu’ils ont de nous, à être de vrais chrétiens. Ils nous donnent un coup de pied aux fesses qui ne cesse de nous booster ».

Entreprises et quête de sens

Côté professionnel, sa vie est rocambolesque. De Paris, elle l’emmène en Italie, au Canada, aux États-Unis, en Iran… Il est tour à tour voiturier, professeur de danse, serveur, plongeur, ouvrier manœuvre, agent immobilier, businessman. La détermination de ce Largo Winch à la française l’aide à construire sa route coûte que coûte et à rebondir après chaque échec. Doté d’un véritable sens des affaires, il crée treize entreprises. Jean-Paul Béchu est un passionné de la vie et il a décidé de la vivre à 100% .

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Un jour, alors qu’il mène une vie de jet-setteur, en charge des achats au sein d’une entreprise américaine de 15.000 salariés, un collègue chrétien lui fait réaliser la vacuité de sa vie. « J’ai pris conscience que ce n’était pas ce que je voulais ». Père de quatre enfants, ce meneur d’hommes dans l’âme a créé le fonds de dotation Esperancia qui met en relation des entreprises en recherche de sens et des associations au service des plus fragiles. Pour permettre à tous de se relever car il en est persuadé, c’est possible. « À travers la résilience, on peut surmonter les obstacles un à un », martèle-t-il. « Quoi qu’il arrive, il y a lieu d’espérer ». Il fait d’ailleurs sienne cette parole de Thérèse de Lisieux : « L’on obtient de Dieu autant qu’on en espère ».

Une revanche sur la vie, de Jean-Paul Béchu
© Artège

Une revanche sur la vie, « Le parcours d’un bon à rien », de Jean-Paul Béchu, Artège, mars 2019, 16,90 euros.

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