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Les nouvelles petites filles « models »

GIRLS FASHION
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Quelle petite fille n’a pas un jour emprunté subrepticement à sa mère son maquillage ou ses chaussures à talon pour « jouer » ? Un bon nombre ! Mais aujourd’hui, la finalité a changé : ce n’est plus pour imiter, encore moins pour jouer, mais pour faire femme et se sentir comme les autres. Valérie Halfon, dans son livre "Tout le monde en a un sauf moi !" (Albin Michel), constate que si, au début des années 2000, les jeunes filles commençaient à vouloir s’habiller « femme » vers l’âge de 15 ans, aujourd’hui c’est plutôt vers 10 ans, voire 8. Une tendance qui les fait sortir très tôt de l’enfance, et à laquelle l’industrie de la mode n’est pas étrangère. Astuces pour lutter contre l’invitation ambiante à la superficialité.

Votre fille de 5 ans vous demande de lui acheter du vernis à ongles rose fluo, et ça ne vous enchante pas ? Il y a fort à parier que c’est à cause de la pression sociale (« Tout le monde en met à l’école, sauf moi ! »). Mais cette pression sociale provient souvent d’une pression commerciale difficile à endiguer. Le marché de la beauté et de la mode pour les jeunes se chiffrant à des milliards de dollars, les industriels et les marketeurs possèdent de nombreux moyens pour les séduire, et ce, dès le plus jeune âge.

Une invitation à la superficialité

Ainsi, on propose aux petites filles des produits qui ne leur sont pas vraiment adaptés, comme des chaussures à talons, ou encore des produits de maquillage « spécial enfant ». Il existe des youtubeuses « beauté » faisant des « tutos » maquillage et suivies par des milliers de jeunes internautes alors qu’elles ne sont parfois âgées que de 5 ou 6 ans. Cette tendance où l’on pousse les enfants à grandir trop vite est appelée « kids getting older younger« . Et ça marche! Aux États-Unis, 45% des filles âgées de 6 à 8 ans mettent du rouge à lèvres ou du gloss, selon une étude Mintel(1).

Le message véhiculé par la culture ambiante est clair : les filles se doivent d’être obnubilées par la mode, le maquillage, les célébrités… On les invite à être dans la frivolité, la superficialité… Car c’est en étant « girly » (avec le look « princesse » par exemple) voire « sexy » (un peu plus tard, lorsqu’elles sont pré-ados) qu’elles seront populaires et « cool ». Alors, que pouvons-nous faire pour lutter contre cette tendance?

Des astuces pour lutter contre l’argument choc : « tout le monde en a un sauf moi ! »

Le but n’est pas de tout refuser en bloc, bien sûr. Si votre fille veut qu’on lui achète un article un peu « mode », à vous de voir si cela convient à son âge ainsi qu’à votre porte-monnaie. Et si oui, pourquoi pas, de temps en temps… Ensuite, lorsqu’on entend la fameuse phrase « Tout le monde en a un… », une astuce est de demander à son enfant de compter combien c’est, « tout le monde ». Une maman à qui son enfant avait demandé de lui acheter des sneakers hors de prix avait ainsi découvert que « tout le monde » c’était… 7 sur 31! Pas vraiment tout le monde, en fait.

Enfin, une demande de ce genre devrait être saisie comme une opportunité pour discuter de sujets essentiels. Pourquoi veut-elle tellement ressembler à tout le monde? En quoi ce vêtement lui confère-t-il de la valeur ? On pourra alors montrer à nos enfants qu’ils ne sont pas ce qu’ils portent, qu’ils ne sont pas que leur apparence. Ils sont leurs dons, leurs capacités… mais aussi leur joie de vivre et leurs qualités morales. Ils sont leur empathie, leur écoute… Comme le dit si bien dans une de ses chroniques(2) le psychiatre Christophe André, on devrait dire à nos filles qu’elles ne sont pas que belles et mignonnes. Car c’est aussi en montrant à nos enfants, filles et garçons, en quoi leurs différences constituent leur force, qu’on arrivera à élever des enfants responsables, libres et heureux.

(1) Étude de marché Mintel « Teen and tween beauty and personal care consumer market report ». Mai 2016
(2) C. André “Cessons de dire aux femmes qu’elles sont seulement belles”. Psychologies. Mars 2017.

Albin Michel

Tout le monde en a un, sauf moi ! Libérer nos enfants de la surconsommation, Valérie Halfon, Albin Michel, mars 2019, 16,90 euros.

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